laptitmarie's profileNos balades autour de la...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
Il vous suffit de faire un clic droit puis " ouvrir le lien dans un nouvel onglet " ou " ouvrir le lien dans une nouvelle fenêtre " et vous saurez tout...
Merci de votre visite !
laptitmariewrote:
Bonjour Hélène, merci bien de ta visite sur mon humble blog. Cette fois-ci, nous arrivons par Delhi et descendons chez un ami du côté de Sonagiri (MP) puis Bhopal-Indore-Mumbai en 15 jours. Pas de programme, le hasard nous guidera bien.
Feb. 12
Helenewrote:
Merci de ton petit mot sur mon blog! Que vas tu visiter cette fois ?
Jan. 30
brunowrote:
Salut la p'tite Marie,
Je suis tombé sur ton site en feuilletant Voyage Forum, et je ne suis pas déçu! Tes reportages sont magnifiques, je pars cet été en Inde pour trois semaines, mon premier voyage en fait...j'ai hate d'y être.
Je me permetterais de te demander des conseils si je ne les trouve pas sur voyage forum.
A bientôt
Bruno
Feb. 7
ALAIN LOEBwrote:
laptitmarie, comme toi je suis fou de voyages, mais depuis mon premier séjours en Inde en 2002, je ne peux plus partir dans une autre région. Tes commentaires sur voyageforum et ton site me donne le cafard et une envie terrible d'y retourner le plus vite possible. Malheureusement, pour des raisons familiales je ne sais m'y rendre que tous les deux ans (de là mon cafard, et mon impatience pour mai 2008). De plus, lors de mon premier séjour ma femme et mes enfants m'y ont accompagnés, mais ils ont détesté ce pays et ne souhaitent plus y mettre les pieds, de là la raison de un an sur deux, l'autre année étant destinée à la famille. Merci pour ce site qui, à chaque fois, me rappelle de bons souvenirs. Autre petite question, quelle est la musique qui accompagne la première page de ton site. Merci et continue à me faire patienter en me parlant de ce pays.
Alain (Leuven)
Nov. 7
Murielwrote:
Bonjour,
Voilà j'ai lu tes diverses interventions sur voyageforum.com.
Je suis partie plusieurs fois en Inde mais je n'ai pas été au-delà de 6 mois (donc visa touriste de 6 mois)
Depuis quelques temps, j'entreprends progressivement de partir définitivement en Inde mais voilà, je me demandais s'il existait un visa de plus de 6 mois ?
Je ne compte pas travailler avant 6 à 8 mois et je ne compte pas revenir en Belgique pour simplement prolonger mon visa. Alors j'ai lu sur le forum qu'il existait des visa à entrées multiples (je ne vois pas bien ce qu'ils veulent dire par là). En fait, je recherche plus des tuyaux pour minimiser le coût d'un aller- retour Belgique simplement pour prolonger mon visa.
Et j'ai une dernière petite question, je pars avec mon chien (qui est de taille moyenne) - renseignements déjà pris - sauf en ce qui concerne l'éventuel retour en Belgique (elle sera mise en quarantaire ? )
Voilà, si tu as des bonnes petites adresses pour hotels pas cher et bons petits repas ... je suis preneuse
Echange de bons procédés... tu as mon adresse email, et mon départ à lieu fin janvier 2008 donc si tu veux des renseignements sur mes précedents voyages et bonnes adresses ... aucun problèmes ;-) c'est avec plaisir
_Kyia_
May 23
|
C'est parti !!
Et oui, plus que 3 jours et nous nous envolons pour la cinquième fois vers les Indes. Dans notre cas, je le dis, ce sont les Indes car, à chaque voyage, nous découvrons un nouveau pays, de nouvelles traditions, de nouvelles architectures, de nouveaux paysages et nous faisons de merveilleuses nouvelles rencontres.
Cette fois-ci, nous irons au cœur du pays. Nous démarrerons de Delhi, irons à la rencontre de la famille Scindia à Gwalior et retrouverons notre ami Rajkumar. Nous irons faire le bonjour à la Rani de Jhansi et nous inclinerons devant les Cchatris des princesses de la famille Scindia à Shivpuri. Nous entrerons dans la royaume de malwa et nous baladerons parmi les stupas de Sanchi. Nous irons admirer la plus grand mosquée d'Asie à Bhopal et ferons un pèlerinage à Ujjain. Nous nous extasierons devant les verreries du Kanch Mandir (temple jaïn) et de la plus grande statue du monde représentant Ganesh à Indore. Nous ferons de la bicyclette parmi les fabuleux monuments de Mandu et rencontrerons les descendants de la famille marathe du royaume des Holkar à Maheshwar. Nous tâcherons de traverser le Yawal sanctuary wildlife park sans nous faire attaquer par les tigres et espérons arriver à bon port au Maharashtra. Nous ne pourrons continuer notre route sans nous enthousiasmer à l'idée de voir les grottes d'Ellora. Nous ferons une halte à Aurangabad oú vécut le dernier empereur moghol Aurangzeb et filerons vers Daulatabad oú nous attend l’invincible Deogari Fort. Nous ne pourrons éviter de nous arrêter pour contempler les magnifiques grottes d' Ellora puis prendrons le chemin de Nasik, autre lieu de pèlerinage. Et pour terminer notre itinéraire, nous nous plongerons dans la foule dense de la belle Mumbai.
Voilà un programme plus qu’alléchant !! On croirait à un dépliant d’une agence de voyage…;-)
Tout ceci, je le répète, c’est de la théorie. Sur place, tout peut arriver, tout peut changer. Une rencontre, un imprévu, un coup de cœur, rien n’est impossible. Comme on dit là-bas : « Everything is possible in India »
Enfin, j’essayerai d’écrire un petit mot de là-bas mais je ne peux rien promettre car n’ayant pas beaucoup de temps sur place, je préfère profiter un maximum. promis, au retour, je vous fais le récit !
Ci-dessous, une carte de l’Inde oú vous pourrez nous suivre.
Quelque part en Février 2007
Comme toujours, c’est maintenant que nous devons nous décider oú nous allons partir en décembre pendant les congés scolaires de Noël. Etant donné que c’est une période rouge, donc cher, je m’y mets longtemps à l’avance pour avoir des tickets d’avion à des prix raisonnables. Nous avons 3 options : le Sri Lanka, le Myanmar ou le Bangladesh oú un ami indien de Kolkata à encore de la famille et nous propose de l’accompagner. Nous optons vite pour le Bangladesh car le Myanmar ne me botte pas trop et le Sri Lanka est hors de prix.
Entre-temps, la situation de notre ami a changé et il ne sait plus nous accompagner mais qu’à cela ne tienne, nous découvrirons seuls ce pays qui m’intrigue. Mais pourquoi il n’y a jamais personne qui en parle ? Enfin, oui, on en parle régulièrement pour annoncer une violente tornade, une mousson qui a tué des milliers de gens, un cyclone qui a presque rayé une partie du pays ou un tremblement de terre…..
Quand j’ai mes tickets de la Qatar Airways en main, autour de moi j’entend : « Mais qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Tu ne sais pas encore que c’est un pays pauvre ?!? Qu’ils sont toujours sous eaux ?!? Qu’il y a plein de maladies dangereuses ?!? Et dis, tu te rends compte que tu vas dans un pays musulman ? Tu vas devoir porter la burka…..et les fondamentalistes, tu en fais quoi ?!?...
En juin, un copain bangladais de mon frère nous invite à la « Boishaki Mela », le nouvel an bengali (là-bas, on est en 1414…). On est reçu comme des rois et nous sommes installés en tant que « VIP » au premier rang. Nous sommes que quelques occidentaux dans la salle, nous nous sentons privilégiés et c’est avec joie que nous participons à la fête. On passe l’ après-midi à discuter avec l’une et l’autre personne qui nous donne des idées pour visiter le pays ou nous vante son village d’origine. Nous goûtons aux plats préparés pour l’occasion tout en regardant le spectacle. Voilà notre premier contact avec le pays.
Ensuite, mise à part le dernier Lonely Planet qui date de 2004, je n’ai plus qu’à surfer sur la toile pour amasser des renseignements.
Quelques sites intéressants : Transports fluviaux : http://www.mos.gov.bd/biwtc.htm Chemins de fer : http://www.railway.gov.bd/default.asp Une foule de renseignements : http://www.virtualbangladesh.com/bd_contents.html Banglapedia : http://banglapedia.search.com.bd/ Un peu de tout : http://www.discoverybangladesh.com/index.html Tous les jours, de images pour se familiariser avec Dhaka : http://dhakadailyphoto.blogspot.com/ Patrimoine mondial de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/etatsparties/bd
Le drapeau du Bangladesh est vert frappé d'un disque rouge légèrement décalé vers la hampe. Le rouge symbolise le sang des Bangladais tués depuis 1947 lors des affrontements avec le Pakistan. Le vert symbolise la vitalité, la jeunesse et les terres agricoles
Vendredi 21 décembre 2007
16h. Nous prenons un bus pour aller à la gare centrale de Bruxelles. Hélas, nous sommes en pleine heure de pointe et ce qui aurait du prendre 20 minutes s’éternise. C’est seulement au bout d’1 heure que nous arrivons à la gare. Il y a tellement de monde aux guichets de la gare que nous montons dans le train sans payer ….et arrivons à l’aéroport sans avoir été contrôlé… Le bureau d’enregistrement s’ouvre à l’instant. Le British Midland que nous devions prendre est annoncé avec beaucoup de retard, ce qui nous empêchera d’avoir notre correspondance. Heureusement, la préposée nous dirige bien gentiment vers les bureaux de la British Airways oú l’on nous trouve immédiatement de la place dans un avion qui part un peu plus tôt….Ouf !!
Comme à l’habitude, nous gardons nos sacs à dos en cabine. En soute, nous mettons un grand sac rempli de vêtements pour hommes, petites peluches pour les enfants, savons et accessoires pour les cheveux pour les dames.
45 minutes de vol et un bon sandwich plu tard, nous sommes à Heathrow oú nous avons juste le temps d’aller au terminal 3 pour embarquer dans notre avion pour Doha. La plupart des voyageurs sont bangladais et je compte à peine une dizaine d’occidentaux dans l’avion. C’est un bon jour pour nous, nous recevons, comme en business, une trousse de toilette avec tout le nécessaire….Ach…Qatar, j’adore cette compagnie, en plus, on a toujours bien de la place pour les jambes dans leurs avions. Y’a pas à dire, c’est agréable quand on a 2x5h de vol…..Et puis, l’écran individuel, c’est sympa. Je m’offre d’ailleurs une séance de « Ratatouille » avant un bon repas : poulet tendre, nouilles et épinard.
Samedi 22 décembre 2007
Arrivés à Doha vers 07h15 je constate que l’aéroport a bien grandi (j’y était passé il y a 2 ans et ils étaient en travaux) mais nous n’avons pas le temps d’en faire tout le tour car, déjà, notre avion est annoncé. Cette fois-ci, nous sommes installés à une porte de secours et nous pouvons nous mettre encore plus à l’aise. Après un second repas, nous piquons un petit somme car nous en avons à nouveau pour 5h.
Avant l’atterrissage, Thierry regarde la capitale du Bangladesh qu’il a un peu étudier sur les cartes et sur Google earth et « reconnaît » déjà des endroits de la ville. Nous arrivons pile à l’heure au Zia International airport de Dhaka. Il est 16h50 et le soleil qui se couche déjà est d’un rouge intense !!
Tout se passe très vite et très facilement. La plupart des voyageurs sont des travailleurs sous contrat venant des pays arabes mais nous sommes si peu d’occidentaux que nous passons très vite la douane et le guichet de l’immigration oú nous remettons le formulaire « disembarkment » préalablement rempli. L’autre moitié du formulaire est cacheté, doit être rempli et conservé pour le remettre à l’immigration lors de la sortie du pays. Il y a 2 bureaux de change en face des guichets et nous y changeons 400€ car le taux est intéressant et sans commission. 1€=95,45 takas le 22 décembre.
!!!! En repartant, il n’y a pas de possibilités de changer ses takas car on n’a plus accès à ces bureaux vu qu’ils sont entre l’immigration et la sortie !!!
Nous récupérons notre sac mis en soute et sortons. Après 4 expériences en Inde, nous sommes un peu sur nos gardes quand à l’approche des rickshaw mais il n’y a personne pour nous proposer un lift et c’est, à l’aise que nous marchons vers l’extérieur de la zone aéroportuaire, en direction de la ville. En fait, on ne sait pas du tout oú l’on va, on suit juste le mouvement, la foule qui marche……et qui nous regarde… Drôle d’impression. Toutes les 30 secondes, quelqu’un nous tend la main, nous dit bonjour, et nous demande d’oú l’on vient, si nous sommes mariés, si nous avons des enfants ou quelle religion nous pratiquons. Au premier un grand carrefour sur la airport road, nous voyons un bus et un gars appelle ses clients : « Banani, Banani !! » C’est pas vraiment le quartier oú nous devons aller car j’ai réservé une chambre dans le centre de Dhaka mais c’est déjà à peu près dans la bonne direction.
On monte quand même, ça ne mange pas de pain. Nous sommes suivis par une famille dont la mère avec son enfant de quelques mois pousse tout le monde pour venir s’asseoir près de moi !! Elle commence à me parler en bengali et je suis toute désolée car je ne pige pas un traître mot de ce qu’elle me dit mais à voir son visage radieux, je comprends qu’elle me demande un tas de choses et que je ne peux y répondre. Je lui dit juste « Ami Bangla Jani Na » (je ne parle pas le bengali) Heureusement, je me suis fait un petit lexique et j’ai appris quelques phrases et mots par cœur, histoire de pouvoir dire quelques petites choses plutôt que de faire le singe pendant 15 jours…. ;-))
Nous voilà partis dans les grandes présentations dans un mélange d’anglais et de bengali, rigolons bien, montrons les photos de nos enfants, et prenons quelques photos d’eux dont ils sont très fiers du résultat.
En descendant du bus qui nous a coûté 5 tk. /pers. nous négocions avec le chauffeur d’un baby-taxi (similaire aux motos rickshaw en Inde) roulant au CNG (gaz naturel compressé) pour aller dans le quartier de Dhanmondi oú j’ai réservé une chambre.
J’avais lu des récits de voyages et vu des petites vidéos sur la circulation infernale à Dhaka mais, ce soir, la ville me semble bien paisible. C’est vrai que c’est la fête musulmane de l’Eid-Ul-Fitr (fête du sacrifice) depuis hier. Le gouvernement ayant décrété 4 jours de congé officiel pour tout le monde, les citadins ont pris les bus et ferry d’assaut pour rendre visite à la famille à la campagne. Ceci explique peut-être cela…
Après 20 minutes de route, nous tournons encore pendant un bon ¼ d’heure dans le quartier de notre guest house mais nous ne trouvons pas. On donne 100 tk au baby-taxi et cherchons à pied. Il fait assez noir malgré les quelques lampadaires de la rue et nous marchons sur les trottoirs mais nous en descendons vite car nous devons à tout bout de champ éviter des « choses » non identifiés. Nous étions déjà passé plusieurs fois devant cette maison que nous trouvions si jolie et voilà que c’est la notre !! Il y a seulement une toute petite plaque en bois peinte qui indique l’adresse de celle-ci.
J’avais annoncé notre venue pour 18h30 et il est déjà 20h. On s’inquiétait pour nous et nous sommes accueillis avec grande joie. C’est une grande maison privée qui a 14 chambres dans 2 ailes. Nous visitons 2 chambres et choisissons la plus belle donnant sur le jardin fleuri. Nous sommes les seuls locataires.
Après une bonne douche, nous allons au salon prendre le thé et un adorable jeune homme nous propose encore de nous préparer un dîner. Pendant ce temps, nous nous connectons sur internet (c’est gratuit) Hmmmm….Nous dégustons de bonnes crevettes et des morceaux de poissons panés avec quelques crudités et ….des frites !!
Après un coup de téléphone à la maison, nous nous effondrons.
Dimanche 23 décembre 2007
Hier soir, nous avions demandés au jeune homme qui s’occupe de nous, de nous réveiller vers 9h…..il est 11h, il a oublié ou pas compris, rien de bien grave …. Nous buvons juste un café et beurrons quelque toast avant de nous mettre en route à la découverte de notre quartier et de la ville.
Comme nous aimons à le faire, nous partons au hasard des rues. Nous longeons la Mirpur Road oú les marchands ambulants se sont installés sur le trottoir avec des tonnes de vêtements de type occidental pour hommes puis empruntons la Elephant Road. Mises à part quelques uns, rares sont les commerces ouverts.
Hier soir, nous étions passé à côté d’un « tas de choses très odorantes ». Aujourd’hui, nous repassons au même endroit mais je ne peux même pas tourner mon regard par là car j’ai des nausées et suis à 2 doigts de « crier raoul » Thierry a ce courage et, bien plu tard, il me dira que c’était un tas de pis et de cornes de vaches…. (les restes de la fête de l’Eid…)
Nous arrivons dans le quartier de l’université et traversons le site où la circulation est fermée par des barrières. Seuls les rickshaw ont droit de passage. Derrière la végétation, nous voyons le dome d’une mosquée rouge. Dans le chemin qui y mène, quelques familles ont élu domicile. Les saris et couvertures de mille couleurs sèchent au soleil sur les branches des arbres. C’est une petite mosquée de style moghole datant de 1679 que nous découvrons. Comme nous n’osons pas rentrer dans la cour, quelques hommes, dont un s’exprimant en anglais, nous y invitent.
Etant femme, et ayant l’habitude de ne pas toujours être autorisée à rentrer dans ces lieux de culte, Thierry leur dit que ce n’est pas un problème, je l’attendrai dehors. Je reste donc en retrait mais l’on m’invite à rentrer également. Je fais alors bien attention à me couvrir la tête par respect et là, tout le monde se met à rire……Je comprends mieux quand je vois qu’il y a plusieurs femmes qui vaquent à leur occupation ménagère, les cheveux aux vents…
C’est toute une famille musulmane qui occupe et entretien les lieux. Le papa a plus de 100 ans, nous sourit timidement mais c’est le grand frère qui nous emmène faire le tour du propriétaire et nous explique tout. Thierry accompagne les hommes dans la mosquée et fait une donation de 20 tk. Séance de photos, fous rires, adieux émouvants et nous reprenons la balade.
Nous sortons du site de l’université avec ses grandes avenues et arrivons dans le vieux Dhaka avec ses ruelles étroites et l’impression d’une ambiance plus animée. Ici, habite une petite communauté d’indou. Les commerces sont ouverts, parfois, on entend de la musique. C’est assez paradoxal mais on y sent plus de vie car les indou ne font pas la fête…. Difficile d’imaginer qu’hier, les musulmans sacrifiaient des vaches qui sont si sacrées pour les indou…..
Nous passons de petites ruelles et nous retrouvons au bord d’un ghat. Quelques enfants sautent et jouent dans l’eau. Dès que l’on nous voit, nous sommes entourés et interpellés. Je fume une cigarette et cela les intrigue car ce n’est pas très habituel pour eux de voir une blanche fumer. Je distribue quelques cigarettes et la glace est rompue. Bon, maintenant, il s’agit de sortir de ce quartier car nous sommes quelque peu perdus. Nous n’avons même pas besoin de demander notre chemin car un gamin nous a vu regarder de tous côtés. Il nous fait signe de le suivre…mais oú nous emmène t’il ? Nous passons par un dédale de cours, couloirs et escaliers dans la pénombre complète et aboutissons dans la rue principale que nous avions quittée tout à l’heure.
200m plus loin, nous arrivons sur une petite place oú il y a une foule incroyable !! On y fait la file devant un grand bâtiment pourvue d’une gigantesque porte métallique, ainsi que devant 3 guichets. La police bien armée est en nombre et Thierry va les trouver pour leur demander quel est cet évènement spécial qui pourrait se dérouler aujourd’hui dans ce quartier indou…. Et bien, nous sommes simplement devant la prison de Dhaka et les guichets sont là pour donner un ticket d’ordre d’entrée. Les familles font alors la file tout le long du mur d’enceinte pour pouvoir entrer et apporter la nourriture aux détenus qui souffrent de la faim…
Nous prenons un baby-taxi car nous devons aller dans le quartier de Motijheel, assez éloigné d’ici. Sur place, nous cherchons un peu et, avec l’aide précieuse d’un monsieur qui nous accompagne, nous arrivons devant l’immeuble de la BIWTC (Bangladesh Inland Water Transport Corporation) Contrairement à ce que l’on nous avait dit, les bureaux sont ouverts. Au 2ème étage, nous nous engageons dans le couloir et arrivons dans un immense bureau d’un autre âge… Sur la droite, deux dizaines de beaux et vieux bureaux de style colonial sont assemblés, inutilisés. Le long des murs se trouvent plein d’armoires métalliques remplies d’archives, un papier daté sur chacune d’entre elles. Et à gauche, un petit bureau fait de panneaux translucides. C’est là que nous accueille le préposé à la réservation de notre « voyage royal ». Nous voudrions vivre le voyage que vivaient les gens du temps du Raj britannique durant les années ’30…..car au Bangladesh, c’est encore possible. Il reste une ligne fluviale qui part de Dhaka pour arriver à Khulna en passant par le Delta du Gange et qui est desservie par des bateaux à aubes, comme au Mississipi. Nous désirons évidemment voyagé en 1ère classe et l’employé donne des coups de téléphone pour nous trouver des places.
Sur cet entre fait, un couple d’occidentaux arrive et est invité à s’asseoir avec nous dans le petit bureau. Martin et Eva sont allemand mais vivent à Hong-Kong. Ils font un city trip d’une semaine au Bangladesh, uniquement pour prendre le fameux « rocket steamer » Ca à l’air de compliquer les choses mais il nous rassure : - « Ne vous inquiétez pas, je vais trouver une solution. » - « Si vous voulez, vous pouvez donner nos places à Mr. Et Mme. Et nous réserverons le bateau dans l’autre sens car nous n’avons pas d’itinéraire bien précis » - « Je travaille ici depuis très longtemps. Je suis un professionnel, je vais arranger ça. » Effectivement, il jongle pendant près d’une demi heure avec ses 2 téléphones et trouve 2 cabines 1ère classe sur le PS Masud de demain soir !!
En sortant, nous passons devant une grande photo du PS Lepcha. Des employés voyant qu’on admire la photo, nous explique qu’il a eu un accident en février et n’a toujours pas été réparé. Par sécurité, le vaisseau a été retiré de la circulation hier…Blurp…
Dans le même quartier, Le Bangla restaurant proposé par le Lonely est fermé, nous empruntons donc la Kamal Ataturk Road et entrons dans un petit resto au hasard. Personne ne parle l’anglais et nous montrons simplement que nous avons faim. On nous sert du riz, un curry et du poulet baignant dans une sauce rougeâtre piquante. Je ne sais pas ce que c’est mais ça me goûte bien. Avec un coca chacun, ça nous coûte 250 takas (2,5 €)
Nous continuons notre balade le long de l’avenue. Comme je vois un supermarché, je rentre y faire quelques achats. Voyageant léger, nous n’avions pas emporté de shampoing, savon, dentifrice, bombe insecticide, crasses à manger, eau, jus de fruits, etc.…..M’es avis que cela nous servira sur le bateau et lorsque nous serons sortis de Dhaka.
Nous nous arrêtons encore dans une espèce de tea-room pour déguster une glace et prendre un cappuccino avant de rentrer à la guest house.
Une douche, un passage par internet et nous sortons pour dîner. Derrière chez nous, il y a le Dhanmondi Lake oú nous allons nous promener comme plein d’habitant de Dhaka le font le soir. Il y a plusieurs snacks improvisés mais cela ne nous tente pas car il y fait trop noir. Nous hélons un rickshawalla qui ne connaît apparemment pas du tout le quartier et nous finissons à pied à la recherche d’un endroit pour manger. Nous finissons par trouver le Mango Café, sorte d’endroit branché pour les jeunes. Tout le monde aisé s’y retrouve le temps d’un verre ou d’une drague…..ici, on ne croise que des jeans…. On a d’ailleurs plus du tout l’impression d’être au Bangladesh. Ils servent une cuisine américanisée. Le patron fait des essais de masala tchai et je suis son premier cobaye. Hmmmmm…..très réussi !
En rentrant, Thierry allume la télé et tombe sur TV5 oú l’on montre le film « Titanic » Mais il est dingue ma parole ! Regarder ça juste avant de prendre un bateau qui a presque 100 ans !! Je me bouche les oreilles et me cache sous l’oreiller afin de m’endormir sans cauchemarder….
Ambrosia Guest House House 17 Road 3 Dhanmondi Dhaka
Mail : ambrosia@bdmail.net Prix : chambre double + sanitaires + petit-déjeuner + internet gratuit 3300 takas
Mango café Road 32 Dhanmondi Dhaka
BIWTC 5, Dilkusha Commercial Area, Motijheel Dhaka
Lundi 24 décembre 2007
Hier, nous avions eu difficile de nous lever mais là, aujourd’hui, c’est à l’aube que nous ouvrons l’œil…Nous sommes en pleine forme pour passer une nouvelle journée à explorer la ville. Je me lève et vais faire un tour au jardin. Le soleil est bien au rendez-vous et brille de mille feux.
A 8h, nous sommes déjà attablé et prenons un bon petit-déjeuner complet : œufs brouillés, toasts beurrés, bananes, papaye, café et thé. C’est peut-être un peu kitsch ou vieux jeux mais oú que je sois en voyage, j’aime envoyer des cartes postales aux amis et à la famille mais, hier déjà, nous n’en avions pas vues. Pourquoi ferait-il des cartes postales au Bangladesh qui ne voit jamais de touristes… ?
Après repérages sur la carte de la ville, nous prenons à nouveau la Elephant road puis tournons à gauche vers l’avenue Kazi Nasrul Islam. Arrivés près du Sheraton, 3 enfants veulent nous vendre des bonbons et insistent mais déjà, ils voient leur prochaine « proie » et traversent dangereusement la chaussée afin d’alpaguer des clients. A l’intérieur, grand décalage …C’est chic !!
Dans la petite galerie marchande, je trouve mes cartes dans un magasin d’artisanat et le vieux monsieur de la boutique me propose de fixer les timbres avec de la colle blanche car ils ne collent plus depuis longtemps… Le temps d’un bon mais très cher cappuccino (150 tk.), nous récupérons nos cartes et Thierry en poste déjà 5 dans une boite aux lettres au hasard sur la rue.
Des gamins qui nous avaient repéré devant l’hôtel, il en reste un qui nous suit à nouveau mais cette fois-ci, il a 3 fleurs qu’il a du cueillir dans un jardin.
- « Achètes mes fleurs, c’est seulement 20 tk. » - « Je n’ai pas envie d’acheter tes fleurs, je ne sais pas quoi en faire »
J’ouvre mon petit sac et je lui donne une peluche. Ses yeux s’écarquillent et il nous dit merci avant de s’encourir. Nous n’avions pas fait attention par oú le gamin filait mais le voilà au bout de l’avenue. Nous le retrouvons avec sa maman et ses 3 frères et sœurs. Nous nous installons avec eux tout et distribuons à qui n’a encore rien eu…même la maman qui est toute heureuse.
Un groupe d’adultes se forme alors autour de nous et nous regarde. C’est Dhabibur, étudiant à l’université de Dhaka qui nous aide à traduire tout ce que l’on nous demande :
-« De quel pays venez-vous ? » -« Etes-vous marié ? » -« Avez-vous des enfants » -« Quel métier faites-vous ? » -« Pourquoi êtes-vous au Bangladesh ? »
Pourquoi êtes-vous au Bangladesh ? Plusieurs fois par jour, tout au long de notre parcours, on nous posera cette question. Les rares fois que les bangladais on pu voir des occidentaux, ceux-ci viennent au pays pour affaires ou aider dans l’une ou l’autre ONG. Cela leur semble donc bizarre que nous soyons là uniquement pour faire du tourisme.
Après des embrassades avec la petite famille, Dhabibur nous demande à nous accompagner car il habite dans le quartier vers lequel nous nous dirigons. Il a 24 ans, est musulman et n’est pas encore marié. Il nous raconte son parcours et nous dit que ses vœux seraient d’aller faire une année d’études en Angleterre, revenir au pays, trouver un travail et se marier. Ici, dans la communauté musulmane, les mariages arrangés se font rares et il y a un grand nombre d’adultes célibataire.
Nous faisons un stop dans la cour bien calme et sereine du Dakeshwari temple (le temple de la déesse sacrée) datant du 2ème siècle. La légende dit que le nom de la ville proviendrait d’ailleurs probablement de ce temple.
Quelques blocs plus loin, nous arrivons au Lalbagh fort, site mondiale de l’UNESCO, construit en 1678 par le prince Muhammed Azam, fils de l’empereur Aurangzeb, dernier empereur moghole de l’Inde. A la mort de sa fille Pari Bibi, Azam a construit un mausolée, ce qui a mit fin à la vocation militaire du fort. En 1857, lors de la révolte des cipayes, 260 d’entre eux sont morts ici en se révoltant contre les britanniques. Il ne reste plus grand-chose à voir. Il y a encore un pan de muraille, le hammam, la mosquée, le mausolée et le hall d’audience. Les bâtiments sont, à l’origine, fait de grès rouge comme les forts de Delhi et Agra mais ici, ils sont peint en rose…Le jardin du site est joliment fleuri et il y a quelques touristes bengladais. Comme Thierry veut faire une photo de moi avec le mausolée en arrière plan, des jeunes filles en profite pour venir s’installer autour de moi.
Nous quittons Dhabibur après avoir échanger nos adresses et prenons un baby taxis (30 tk.) pour le musée de la libération qui honore les hommes qui se sont battus pour la libération du Bangladesh en 1971 mais c’est fermé. On remonte dans un rickshaw qui nous amène au Ramna Parc crée en 1610 pendant l’empire moghole. Il contient une collection remarquable d’arbres. Comme en Inde, le cricket est le 1er sport national. Ce que nous ne savions pas, c’est que le second sport est le badminton. Comme nous nous sommes arrêtés pour regarder 2 jeunes filles jouer un match, Thierry est invité à participer. Il y avait déjà du monde mais là, c’est la foule. On m’invite à m’asseoir sur le banc et une petite fille m’offre une fleur. Je m’amuse à filmer et faire des photos.
Nous quittons le parc par le nord et tombons sur l’entrée d’un parc d’attractions avec un marché de babioles chinoise et des vendeurs de friandises. On s’installe sur la terrasse d’un restaurant pour regarder les gens qui passent mais qui regarde qui à votre avis ?...... Ici, personne ne parle l’anglais et le peu de mot que je connais ne me sert pas trop. Nous mangerons donc ce que l’on nous apportera. Nous recevons une petite assiette avec des légumes et des crudités finement coupés, le tout dans une sauce brune bien piquante. Un gamin tout famélique vient nous demander des sous et nous appelons un serveur pour qu’il lui donne un repas complet également ainsi qu’une bouteille d’eau. Il a l’air bien mal en point…Ses yeux sont jaunes et presque transparent…Il mange son assiette avec gourmandise, puis s’en va…
Nous reprenons un baby-taxis pour rentrer à l’hôtel empaqueter nos affaires. Sur le chemin, nous découvrons la magnifique Boat house, ancienne maison coloniale rouge en forme de bateau au bord du Dhanmondi lake,
Nous nous arrangons avec le jeune homme de la guest house pour laisser les choses que nous ne prenons pas en voyage et promettons de confirmer par mail notre retour. Pour 70 tk , nous filons en rickshaw à travers le vieux Dhaka pour arriver dans la foule de Sadarghat, le port de Dhaka.
C’est à coup de coude que nous nous engouffrons par la petite entrée qui mène au ponton. Sur la passerelle, nous sommes figés par ce que nous voyons…. Des dizaines de ferry font aller leur klaxon pour appeler les voyageurs. Il y a un monde à la pas possible !! Tout embarque, marchandises, animaux, hommes, etc.… Sous la passerelle, un magma rose stagne sur l’eau. Oui, c’est bien de l’eau car je vois là un homme qui patauge là dedans à la recherche de je ne sais quoi… Je ne peux m’empêcher de filmer tout ça, c’est hallucinant !!
Au bas de la passerelle, nous parcourons tout le ponton en évitant les bagages, les hommes chargés, le caisses d’œufs, les vendeurs de fruits, de friandises, de boissons fraîches, etc. et arrivons enfin à notre bateau. Qui n’est pas un ferry comme un autre mais bien l’emblématique PS Masud, un des 2 derniers grands bateaux à aubes qui navigue encore dans le delta du Gange.
Martine et Eva sont là au rendez-vous. Nous les rejoignons et rencontrons le serveur qui nous aidera le temps de notre navigation. Nous rencontrons aussi Réné, hollandais en voyage depuis plusieurs mois en Asie. Il arrive du Népal et fait un rapide passage d’une semaine par le Bangladesh pour entrer ensuite passer en Inde.
En haut, à l’avant du bateau se trouve les cabines 1ères classe. Nous avons la cabine n°1, toute mignonne avec son mobilier en bois d’origine, ses petites lampes au-dessus des lits d’une personne et ses jolies tentures blanches à l’effigie de la compagnie. Nous y laissons nos sacs et ressortons sur la grande terrasse qui se trouve à l’avant du bateau et commandons des cha. Nous savourons notre chance d’être ici car j’ai lu que bientôt ces bateaux partiront à la casse à Chittagong et seront remplacés par des ferry.
Comme je regarde l’effervescence du ponton, je sens tout à coup un « truc » qui monte dans mon pantalon le long de ma jambe…. Aaaarg, c’est horrible !! Je saute dans tout les sens en secouant mon pantalon et….un cafard de 6 cm tombe…je n’ai pas peur des rats et autres bestioles qui courent dans tout les sens mais les cafards, je ne peux pas les sentir. J’en ai une phobie. J’ai toujours l’impression qu’il vont me rentrer par tout les orifices quand je dormirai… Les gens restés sur le ponton se marrent bien quand même…
Petit tour du « propriétaire » En haut, à l’arrière du bateau, il y a 8 cabines de 8 lits superposés 2ème classe. En bas, les cuisines du bateau, le shop et la grande plate forme 3ème classe oú chacun s’installent comme il peut. Au milieu de tout ça, le moteur (belge svp…) qui actionne les aubes et fait un tintamarre de tout les dieux !! En 1ère classe, il y a 8 cabines de 2 personnes dont 2 cabines pour le crew. Au-dessus de nous, la cabine du capitaine.
Quand il sonne le départ, notre serveur nous annonce le dîner pour 20h. En attendant, nous invitons nos nouveaux amis à s’installer dans le salon sur le pont avant pour boire au réveillon de noël spécial que nous vivons. Evidemment, l’alcool étant interdit et difficile à trouver, nous nous contentons des jus d’orange, papaye et snacks piquants acheté hier. Nous sommes donc les 5 seuls occidentaux sur le bateau. Les autres cabines étant occupés par des bangladais aisés.
Avant de passer à la salle à manger, Thierry met de l’insecticide dans la cabine car ayant 2 lits séparés, nous ne savons pas installés la moustiquaire aisément. A 20h pile, notre serveur vient nous chercher. Nous dînons d’un potage au poulet, de poisson pané assez caoutchouteux, de pommes de terre et de légumes suivis d’un café. René qui a un petit budget, préfère manger le pain et les bananes qu’il a acheté avant de monter sur le bateau. Après le repas, Thierry a faire une petite inspection dans notre cabine et il a bien fait !! Il retrouve encore 6 grands cafards agonisants et les jette à l’eau. Du coup, Eva, prise de panique, nous demande si on pas lui prêter l’insecticide…. Vers 22h30, nous arrivons à Chandpur le long de la Meghna, notre premier arrêt. Nous y restons presque 2h car un chargement « précieux » doit monter dans le bateau. Je descends demander ce que c’est. Ce sont des gros sacs de riz, de sucre de canne et de vêtements pour les sinistrés du cyclone car nous allons traverser la zone. A dos d’homme, chaque sac est porté et mis dans une sorte de cage. Le tout étroitement surveillé et compté par une vingtaine de militaire sacrément armé. Il est déjà près de minuit quand nous nous remettons en route. De retour dans la cabine avant Thierry, je vois encore un cafard entre nos 2 lits. Je m’encours et n’arrive pas à me résoudre à dormir là-dedans… Il me rassure et, avec beaucoup de courage, je retourne à la cabine. Thierry m’installe la moustiquaire sur mon lit oú je m’enferme avec toutes mes affaires. Tout d’un coup, Thierry sent quelque chose qui tombe sur lui. Ce sont des gouttes d’eau qui passe par les fissures du toit… Je plonge dans mon carnet pour ne pas trop penser aux bébêtes mais je fais tomber mon bic et en le ramassant, je vois encore 2 autres cafards. J’ hurle à Thierry qu’il doit faire quelque chose pour que ça cesse car je sens que je vais devenir folle. Le pauvre, je lui en demande tant…il se baisse pour regarder…ce ne sont que les attaches de la table de nuit…par contre, il a repérer par oú ils rentrent. Sous son lit, il y a un trou de 15cm de diamètre… Je décide quand même de laisser la lumière allumée et tente de m’endormir.
Sheraton Kazi Nasrul Islam avenue Dhaka Site : www.sheraton.com/dhaka
Dakeshwari temple Old Dhaka Entrée gratuite
Lalbagh fort Old Dhaka Entrée : 100 takas
Mardi 25 décembre 2007
Je n’ai évidemment pas dormi de la nuit. Chaque rêve entamé tournait au cauchemar à cause de mes ennemis les cafards qui apparaissaient de partout….
Je fini par me lever à 7h et sors de la cabine pour constater qu’on est dans le brouillard le plus complet. On ne voit pas à 1 mètre ! Après renseignements, il s’avère que nous sommes coincés ici depuis plusieurs heures. Il paraît que c’est assez habituel à cette saison.
Je sirote un cha, installée dans un fauteuil sur le pont et rêve des paysages que je découvrirai tout au long de la journée.
Quand le brouillard commence à se lever tout doucement, je remarque, qu’à la pointe avant du bateau, un homme enfonce une perche de bambou pour mesurer la profondeur de l’eau. « Il y à moins de 2 mètres mais ça va aller » me dit- il... Le bateau ne peut quand même pas bouger car il est coincé sur un banc de sable. La particularité de ce bateau, c’est que c’est un simple plancher qui avance à l’aide de 2 moulins à eau actionné par un moteur centrale. De ce fait, comme le bateau est plat, le capitaine manœuvre pendant une bonne demi-heure et nous pouvons nous remettre en route.
Vers 8h30, nous prenons le petit-déjeuner. Nous recevons des toasts, du beurre, de la confiture d’orange amère, du thé et du café. Pour couronner le tout, comme nous n’avions pas terminé notre poisson hier soir, nous le recevons réchauffé… Martin, qui aime faire le clown, s’en sert un morceau et le tartine de confiture...Je ne vous dis pas la grimace…gloups…
Nous avons maintenant une belle journée ensoleillée devant nous pour profiter de la vue. Comme nous sommes en plein cœur du Delta du Gange, le paysage est fabuleusement plat, nous voyons à des kilomètres à la ronde ! Ce sont des cultures de riz, de céréales, pour l’instant moissonnés. Plus loin, des plans d’eaux oú l’on élève la crevette. À cause de la salinité de l’eau, dans beaucoup d’endroit, les cultures de riz ont été remplacées par l’élevage de crevettes. De temps en temps, nous longeons des hameaux de quelques habitations entourées de palmiers.. Comme partout dans le pays, et contrairement à l’Inde, nous ne verrons aucune femme faire de travaux lourds. Ici, les femmes font tranquillement leur lessive au bord de l’eau, les hommes portent le bois ou réparent, les enfants jouent. Les buffles d’eau sont assez nombreux Dès qu’ils ont repéré le bateau et leurs voyageurs, ils font de grands signes auxquels nous répondons avec grande joie !
En dehors des villages, le lit de la rivière regorgeant de matière première, on peut voir des dizaines et des dizaines de fours à briques qui fument. Le Bangladesh est sans doute le pays ou l’on produit le plus de briques au monde. Elles serviront dans la construction des maisons ou mosquée nombreuses du pays mais spécialement de sous bassement des infrastructures routières trop humides dans le pays.
Nous croisons également beaucoup d’embarcations de toutes tailles et pour tout transport.
Mais il y a aussi le côté moins beau…A plusieurs reprises, nous verrons des animaux flottant sur l’eau, de nombreux arbres arrachés, des maisons effondrées…le cyclone a laissé sa signature….
Nous faisons la connaissance de Anis, sa femme et ses beaux-parents. Il est policier à la RAB (rapid action bataillon) une unité d’élite de la police du Bangladesh crée il y a 3 ans afin de pouvoir se déplacer vite et réagir très rapidement aux troubles éventuels dans le pays. C’est un peu l’équivalent des CRS en France. On les avait déjà remarqué à Dhaka sans savoir qu’ils ils pouvait bien être mais on ne peut pas les rater. Ils sont assez repérables à leur dégaine à la « Rambo » : toujours de grande stature, uniforme noir, bandana sur la tête, armés jusqu’aux dents et roulant dans de gros 4x4 blancs. http://www.rab.gov.bd/ Sans aucun tabou, on parle facilement et ouvertement de religion, politique, pauvreté ou mariage.
Pour l’instant, il est en congé et a emmené sa famille visiter la région de Barisal.
Vers 11h, nous y arrivons avec 6h de retard. Nous devons d’ailleurs attendre notre tour car il y a énormément de ferry face au ponton. C’est l’effervescence ! Des vendeurs en petits bateaux viennent s’accrocher au steamer pour proposer des fruits, des légumes, des boissons ou autre petits snack.
Je vois d’ailleurs notre serveur qui fait les courses pour nos prochains repas. A côté du notre, il y a un magnifique ferry tout blanc et neuf. Au-dessus, les cabines 1ères classe tout confort avec la télévision câblée et un mobilier moderne. En dessous, un homme prend sa douche. Mais ne soyons pas jaloux, nous avons choisi de vivre ce voyage emblématique sur ce vieux Masud.
A 12h30, nous nous installons à la salle à manger pour déguster les plats qui ont l’air meilleur qu’hier soir : poulet en sauce, curry de choux-fleurs, œufs durs, pomme de terre suivie d’un flan. A Jalakhati, il y a un des centaines de personnes sur le ponton !! Nous croyions qu’ils étaient là pour monter dans un bateau mais c’est uniquement pour regarder qui arrive et qui part.
Nous reprenons la route et allons nous installer au soleil sur la terrasse avant, tout en admirant le fabuleux paysage qui nous est offert. Par ici, nous observons pas mal de buffles d’eau et de caprins. Nous croisons beaucoup d’embarcations remplies à raz bord de foins, de bois ou de personnes ainsi que le PS Stern, le petit frère du PS Masud.
Nous avons même la chance d’entre apercevoir furtivement à 2 reprises une tête de dauphin qui vient prendre de l’oxygène à la surface de l’eau. Nous faisons un arrêt à Kowkhali et à Halur Hat. A Charkhali, il y a déjà beaucoup de bateaux en attente d’accoster mais la solution a immédiatement été trouvée : on dispose les bateaux côte à côte le long du ponton et les voyageurs traversent les bateaux jusqu’au leur…
A chaque arrêt, beaucoup de monde va et vient. Pour accoster, rien de plus facile. On se met le long du ponton, on sort 4 planches que l’on relie au ponton, on fixe 2 cordes pour servir de rampe et on attache bien tout. Après, tout dépend de la dextérité de chacun…
Thierry m’emmène en haut au poste de pilotage du capitaine qui nous autorise à aller jusqu’au bout de la passerelle qui se trouve sur toute la longueur du toit. La vue est grisante et magique sous le soleil couchant ! En redescendant, nous sommes entourés de monde et c’est dans le rire et la bonne humeur que nous essayons de communiquer avec tout le monde. Je fini même par me retrouver avec un adorable bébé dans les bras. Les demandes de prises de clichés vont bon train et l’appareil chauffe un maximum.
Nous stoppons à Sonnashi. Parce que l’horaire est complètement faussé par les retards, notre serveur nous propose de dîner encore une fois sur le bateau. Les repas étant peu goûteux et la salle à manger si triste, nous déclinons l’invitation.
Hier, René a été mangé en 2ème classe, et nous vante la cuisine. Nous y allons donc et nous installons dans la petite pièce de 2x2m. Hélas, les cuistots, qui cuisinaient depuis 2 jours au feu de bois, ont décidé de ne plus rien préparer ce soir car nous sommes sensés arriver à destination. Je me rabats alors sur un de ces petits cakes et un cha dans le shop tenu par un homme imposant mais non moins sympathique et restons là pour profiter de l’ambiance qui y règne. Tout le monde commence à s’installer comme il peut autour du moteur, dans les couloirs ou même dans les escaliers car apparemment, cela se confirme, nous ne sommes pas prêt d’arriver….
Et qui plus est, le bruit court que nous devrions rester encore une nuit sur le bateau car nous n’arriverons certainement pas avant demain 10-11h…avec plus de 14h de retard …. Bah, mise à part mes ennemis les cafards, ce n’est pas bien grave, on a encore 12 jours devant nous, l’aventure continue….
Il fait nuit quand nous arrivons à Morolganj oú pas mal de monde descend. Le capitaine nous fait dire qu’il a reçu l’ordre de la BWITC de continuer jusqu’à Mongla puis de s’en retourner à Dhaka. Il hésite à se remettre en route car il craint que le brouillard ne se lève en pleine nuit et de devoir s’arrêter au milieu de nulle part. Par sûreté, Thierry s’arrange avec notre serveur pour qu’il nous trouve une bombe d’insecticide qu’il ramène dont on ne sait où.
Pour finir, le bateau repart quand même. Nous regagnons notre cabine oú, ne trouvant pas le sommeil, je me mets à écrire mes cartes postales et mon carnet tout en surveillant le trou sous le lit de Thierry….. La nuit est déjà bien avancée lorsque j’entends que nous nous sommes arrêtés. Je sors voir sur le pont où se trouvent Martin et Eva qui regardent les manœuvres pour accoster au ponton de Mongla. Tout le monde ou presque descend du bateau mais on nous confirme qu’on peut encore resté dormir un peu. Les gros sacs de vêtements, de sucre et de riz qui avaient été chargés à Chandpur et acheminer ici pour aider les victimes du cyclone, sont maintenant transvaser sans aucune surveillance dans de petits bateaux qui disparaissent dans le brouillard de la nuit….Perplexe, je regagne ma cabine et tente de m’endormir….
Mercredi 26 décembre 2007
A 3h. du matin, je n’en peux plus. Je traverse la salle à manger, rencontre à nouveau mes amis les rats et cour aux toilettes…..me vider littéralement !! Je suis à peine recouchée que ça me reprend… Bon, ce n’est pas la peine de retourner à ma cabine, cette fois-ci je reste près des toilettes. Je grille une cigarette en attendant que ça me reprenne….. Eva est là aussi, accoudée à la balustrade et regarde les allées venues sur le ponton où il y a encore beaucoup de monde à cette heure-ci. Une vingtaine de femmes et un homme sont installés dans un petit bateau et discutent fermement avec l’homme qui doit les emmener on ne sait où. Pour finir, la moitié des personnes changent de bateau et la discussion devient houleuse.
Nous descendons voir ce qu’il se passe car cela nous intrigue. En fait, l’homme a perçu le prix de la traversée du fleuve mais ne veut pas partir car il trouve qu’il y a trop de monde pour son bateau. Maintenant, il réclame 200 tk de supplément car il devra faire partir 2 bateaux au lieu d’un. Qu’à cela ne tienne, nous sommes prêtes à donner ces 2 malheureux euros pour aider ces femmes à rentrer tranquillement chez elles on nous de ne pas nous en occuper. Pour finir, tout s’arrange et ils partent dans la nuit. Je retourne un coup faire la déco des toilettes et gagne ma cabine.
Vers les 5h du matin, notre serveur vient frapper à la porte pour nous dire que nous devons descendre du bateau. Nous réglons nos repas et boissons et donnons un bon pourboire à notre serveur. On en a pour royalement 1000 tk. (10 €)
Je ne suis pas en très grande forme car cela fait quand même deux nuits que je ne dors pas et j’ai la « va-vite » comme on dit chez nous. Nous plions bagage et rejoignons Martin, Eva et René sur le ponton.
La vue d’ici est apocalyptique…. Il y a un brouillard à couper au couteau, on ne voit pas à un mètre, tout est gris, le sol est détrempé, l’air est vicié. Les gens autour, comme nous d’ailleurs, ont une « gueule de déterré »... J’ai l’impression qu’on est au bout du monde… Je ne le sens pas trop ici……Je ne me sens pas bien du tout d’ailleurs…..
Les seules toilettes disponibles sur le ponton sont une espèce de cagibi en taule ondulée en suspend au dessus du fleuve. Au bout d’une corde, pend un petit pot de terre cuite pour se servir d’eau afin de se laver…..
Ca suffit !! Je m’excuse auprès des autres, retourne en vitesse sur le bateau et me réfugie dans les toilettes où je continue ce que j’ai commencé cette nuit. Je m’épuise complètement car je vide tour à tour mon estomac et mes intestins. Au bout d’un moment, Thierry s’inquiète et vient voir après moi. Il arrive juste à temps pour me rattraper car j’ai les jambes qui flageolent et manque de tomber dans les pommes tellement ma tête tourne.
Notre serveur vient à son tour prendre de mes nouvelles et m’apporte de l’eau. -« Je vous ai vue hier soir acheter un cake en bas, vous n’auriez pas du. Ce n’est pas des choses pour vous ça, vous avez l’estomac trop fragile. -« Oui, vous avez raison mais c’est trop tard. » -« Je suis désolé mais je dois vous demander de descendre du bateau car le capitaine attend pour repartir. Tout est prévu pour vous accompagner jusqu’à Khulna »
Là maintenant, je suis tellement épuisée que je ne serais même plus capable d’être malade. Je traîne mes savates hors du bateau, fais mes adieux à tout ces gens si gentils et part me perdre dans le brouillard avec mes compagnons de route.
Accompagné d’un membre de la BIWTC, nous montons dans un rickshaw et traversons le village de Mongla qui se réveille à peine. Ensuite, à pied et à la queue leu leu, nous suivons un petit chemin de glaise mouillée qui nous mène sur la berge d’un bras du fleuve.
Après avoir payé une taxe de 2tk aux militaires, nous embarquons dans un petit bateau pour traverser. De l’autre côté, effectivement, une voiture de type ……nous attend. Mais René, qui comme nous, à l’habitude des tentatives d’arnaques indiennes, préfère monter dans un des nombreux bus qui embarquent également les autres passagers du PS Masud. Il est persuadé que nous devrons payer le trajet en voiture et puis, de toute façon, il a l’intention de rallier la frontière indienne le plus vite possible. Bye-bye René ! Moi, je m’en fou, j’ai trop besoin de confort dans l’état où je suis.
Il y a bien l’hôtel Poshur juste là oú je pourrais me reposer mais il à l’air tellement glauque que je préfère prendre la voiture et voir plus loin ce qu’il y a.
Nous roulons près de 2h au beau milieu de la magnifique nature, des rizières et des palmiers. Au bout d’un moment, je me sens d’ailleurs vachement mieux. Grâce à la fenêtre entr’ouverte, plus de nausées, plus la tête qui tourne, qu’est-ce que ça fait du bien, le voyage peut reprendre de plus belle !!
Arrivés à Khulna, le chauffeur nous demande à quel hôtel il peut nous déposer. Martin et Eva on opté pour un logement au nord de la ville et nous au sud. Nous nous faisons donc déposer à la poste, point central pour chacun. Hélas, nous ne verrons plus René pour lui confirmer que cela ne nous aura pas coûté un cent. Merci la compagnie fluviale.
Après échanges adieux et d’adresses, nous allons au Western Inn qui est l’hôtel le plus chic de la ville selon le Lonely. L’accueil y est très chaleureux. Après avoir visiter 2 chambres, nous prenons carrément une « suite » avec salon tv, mini-bar, salle de bain et 2 terrasses en plein soleil car je sens que je ne vais pas trop bouger aujourd’hui.
Une fois installés, douche prise et lessive terminée, nous descendons à la salle à manger afin de prendre le petit-déjeuner offert par la maison. Nous y revoyons Martin et Eva revenu bredouille de l’hôtel Blabla renseigné dans le Lonely Planet. Il n’existe plus… Nous commandons du thé et des toasts mais, à peine ai-je bu un peu de thé et mordu dans un toast que je ne me sens de nouveau pas bien. Je remonte dare-dare dans la chambre et noue une nouvelle et forte relation avec les toilettes….
Préférant rester reposer pour reprendre des forces, Thierry sort et prend un rickshaw pour le New Market. Il rencontre un imam bangladais travaillant en Australie et rentré au pays auprès de sa famille pour la fête de l’Eid. Ils comparent leur pays respectif avec le Bangladesh et tombent d’accord sur l’unique et première raison de venir ici : l’accueil des bangladais. Comme Thierry lui explique mes petites complications, il l’emmène dans une pharmacie acheter des médicaments.
Pendant ce temps-là, je suis sur la terrasse de la chambre et j’observe la rue. Nous sommes situés juste à un carrefour et je peux voir les vendeurs de poulets, de légumes, de vannerie et autres vaquer à leur occupation. Mis à part de nombreux rickshaw, charrette et vélos, il y a très peu de circulation motorisée dans la ville (ce que nous remarquerons partout dans le pays) et c’est bien agréable.
Epuisée, je me mets au lit…J’entends les sonnettes des rickshaw et les vendeurs ambulants qui crient. Le peu de bruit qu’il y a me gêne car j’ai une tête comme un seau et j’utilise pour la première fois des boules quiès. Toute la journée, je ne ferai que des allers-retours lit salle de bains. Quand Thierry rentre, il me fait prendre des poudres réhydratantes et retourne se balader en ville avant de dîner au restaurant de l’hôtel.
Western Inn international Ltd 51, Khan-A-Sabur Road , Khulna -9100.Email : western@bttb.net.bd ou western@khulna.bangla.net
Jeudi 27 décembre 2007
Nous avons à nouveau passé une mauvaise nuit. C’est au tour de Thierry de se sentir mal. Il frissonne de partout et a vraisemblablement un peu de température
Malgré les difficultés à trouver le sommeil dû à de multiples klaxons et hurlements de chiens, je me sens un peu mieux ce matin. A la réception, on nous confirme que la police, qui a sa caserne en face, a fait des exercices cette nuit mais que ce sera la seule fois du mois.…
Au petit-déjeuner, nous retrouvons Martin et Eva qui sont dans un piteux état. Ils sont à présent malades également et se sont relayés aux toilettes toute la nuit. Dans l’état où ils sont, ils ne veulent plus voyager et décident de rentrer à Dhaka par le premier bus direct. Nous, on décide de prendre le taureau par les cornes car nous n’avons que 15 jours de voyage et voulons en profiter un maximum.
Nous passons par une pharmacie acheter des médicaments pour faire tomber la fièvre de Thierry et filons en début d’après-midi en rickshaw à la station de bus toujours située à la sortie de la ville.
A la vue de la station de bus, nous prenons peur….Il y a au moins une cinquantaine de bus dont le moteur tourne et autant de gens qui crient des destinations dont on ne comprend un traître mot. Les bus n’ont même pas d’indications de destinations mais déjà, du monde vient vers nous. Nous leur donnons le nom de « Bagerhat » mais la prononciation ne doit pas être la bonne car nous devons nous répéter plusieurs fois. Je montre le nom sur un papier et du coup, tout s’éclaire !
Nous finirons par apprendre, et cela sera bien nécessaire de le savoir, qu’en bengali, la lettre « a » se prononce presque comme un « o ». Nous allons donc à « bogerhot ».
Nous n’avons pas besoin d’attendre, un bus y part déjà dans quelques minutes. Nous avons une place juste derrière le chauffeur dans des sièges confortablement moelleux. Bizarrement, le siège du chauffeur, comme dans tous les bus que nous prendrons après, est fort décalé à gauche par rapport à son volant. Il roule tout de travers..Comme il y a des bus toutes les 10 minutes pour toutes les destinations, tout le monde a une place assise.
Chaque bus à 3 membres du personnel : - Le chauffeur klaxonneur qui ne s’occupe que de rouler, klaxonner et rien d’autre, le receveur qui ameute les clients à chaque arrêt et, enfin, je l’appellerai le « tintamarre man » C’est grâce à ce dernier que nous arrivons sain et sauf à destination. Tout le trajet, il reste pendu à l’entre-porte ouverte. Les routes étant bien étroites, à chaque approche d’un véhicule dans un sens ou dans un autre, il frappe de toutes ses forces sur la carrosserie du bus pour prévenir qu’il faut se mettre sur le bas-côté. Il dirige également le chauffeur quand le passage est trop étroit en frappant la porte et hurlant à tue tête.
A chaque halte, les petits vendeurs et les mendiants sont là. Ce sont souvent des enfants ou des vieillards. Nous roulons sur une bonne route en pleine nature et traversons des petits villages bien charmants avant d’arriver à Bagerhat autrefois appelée Khalifatabad.
A la descente du bus, nous sommes assaillis de gamins qui nous souhaitent « Welcome in Bangladesh ». Un policier vient à notre rencontre et nous raconte sa fierté d’avoir participé à la libération de son pays en faisant la guerre en 1971. Les enfants sont tout excités autour de nous et Thierry leur dit de se mettre sur un rang tout en ouvrant son sac à dos. Petits et grands se rangent gentiment pour recevoir nos petites peluches. Les plus malins retournent se mettre derrière la file. C’est trop mignon car nous savons qu’ils ont tous un petit frère ou une petite sœur à gâter.
Quand le sac est vide, il nous font des grands merci et nous accompagne jusqu’au coin de la rue où ce sont, cette fois, 2 jeunes en moto qui s’arrêtent pour nous demander s’il peuvent nous aider et converser un peu avec nous pour pratiquer leur anglais. Ils nous accompagnent et négocient avec un rickshaw pour nous, afin de faire le tour du village. Nous nous arrêtons à la Shatgumbad Mosque faisant partie de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, erronément appelée « la mosquée au 60 dômes » car elle en a 81. C’est une énorme bâtisse carrée entourée d’un joli jardin. Nous visitons également le petit musée attenant.
Alors que nous sommes assis sous un arbre à l’abri du soleil, C’est Mansoon qui vient à notre rencontre. Il habite Dhaka et est venu ici en touriste. Il nous raconte ses études, son désir d’aller en Europe, ses questionnements face à l’avenir, sa tristesse d’avoir vendu sa maison et ses terres pour 5000 $ envoyés à son oncle en Italie qui lui a promis de l’aider mais n’a plus jamais donné signe de vie…
Nous restons presque une heure à discuter et partons ensemble pour le tombeau de Khan Jahan Ali, général turc, fondateur de la ville au 15ème siècle. Au pied du mausolée, il y a un grand réservoir d’eau et nous nous installons dans les escaliers qui y mènent. Tout de suite, une foule de gens nous entoure et Mansoon leur explique qui nous sommes. Encore une fois, les gens sont étonnés de savoir que nous venons dans leur pays uniquement pour faire du tourisme.
La légende dit qu’il y a ici 3 crocodiles qui gardent les lieux et les voir donne de bons présages. Mais ce n’est pas une légende car un monsieur vient vers nous et nous propose immédiatement de nous emmener en bateau pour admirer les reptiles. Non merci, ce n’est pas ma tasse de thé.
Nous faisons nos adieux à Mansoon en échangeant nos adresses et regagnons la station de bus. Il fait déjà noir lorsque nous arrivons à Khulna. Les journées sont assez courtes car le soleil se couche vers 17h. On prend un rickshaw pour le New Market. La course nous coûte 6tk et Thierry tend un billet de 20 au rickshawalla mais il n’a pas l’air content. Bon dieu, on veut lui donner 3x le prix et ce n’est pas encore assez !! Evidemment, nous sommes immédiatement la curiosité du jour pour les passants. En fin de compte, un jeune homme parlant un peu l’anglais nous explique que le rickshawalla n’a tout simplement pas la monnaie pour rendre sur le billet et sors le compte exact de son porte-monnaie. On n’est pas plus avancé car maintenant on doit trouver la monnaie pour rembourser ce jeune homme mais il s’en va déjà en nous souhaitant une bonne soirée et un très bon voyage dans son pays…
C’est complètement éberlué par ce qui vient de nous arriver que nous allons nous balader dans le marché avant de rentrer à l’hôtel.
Comme nous nous sentons mieux, nous commandons un plat de riz aux légumes et des grosses crevettes que nous mangeons goulûment avant de regagner nos pénates.
Bagerhat : site de l’UNESCO : http://whc.unesco.org/en/list/321 Shatgumbad Mosque Entrée : 50 tk
Khan Jehan Ali Tom Entrée gratuite
Vendredi 28 décembre 2007
Et bien, c’est foutu !! On a passé une nuit de merde à être tour à tour malade… Cela suffit, il faut absolument que l’on fasse quelque chose.
Je téléphone à la réception pour voir un docteur. Quelque temps plutard, un jeune homme monte nous dire que le vendredi est jour de repos (ben oui, j’avais oublié) et que le médecin attitré de l’hôtel n’est pas chez lui. Il va tout faire pour en trouver un autre et nous préviendra.
Nous descendons au resto afin de nous mettre quelque chose sous la dent mais cela ne passe pas trop bien. Le jeune homme vient nous chercher et nous le suivons dans un quartier derrière l’hôtel jusqu’à une clinique. Il y a un monde fou dans la salle d’attente et dans le couloir. J e suis découragée et je m’imagine déjà attendre des heures, pliée en deux pleine de crampes au ventre. Malgré mes protestations, un couple de personnes se lève et nous donne leur siège.
Quand le prochain patient sort du cabinet du médecin et paie sa visite au secrétaire médical, le jeune homme nous fait signe de rentrer. C’est assez gênant car nous passons devant tout le monde… Nous sommes 5 dans le cabinet : le médecin, son assistant, notre gamin, Thierry et moi. Je ne me vois pas trop me déshabiller devant tout ce monde…. Mais, c’est sans compter l’expérience médicale de notre docteur, qui plus est, est musulman. C’est donc à travers mes vêtements et ma pochette ventrale qu’il me tâte le ventre et me dit que j’ai une dysenterie et suis déshydratée….. Il fait de même avec Thierry qui se plaint de fièvre en lui prenant les battements de cœur à travers sa pochette qui pend à son cou… Non, sans blague, le docteur sait très bien ce que nous avons mais il doit bien justifier son salaire. Aie, le salaire. J’ai l’impression que ça va être salé pour nous. Non seulement, on a fait désorganiser tout le truc, on est passé devant tout le monde et on a fait durer la visite en racontant notre vie au docteur. Ca va nous coûter un pont !!
- « Je vais vous prescrire 2 médicaments à chacun +1 sachet de réhydratant pour madame » - « Et vous croyez qu’on sera guéri avec ça ? » - « Inch Allah ! »….. - « Ha oui, d’accord…..Combien on vous doit docteur ? » - « Absolument rien, vous avez pris la peine de traverser le monde pour venir visiter notre pays, ce serait bien grave si je vous demandais quoi que ce soit. Voici ma carte, j’habite et suis médecin à Dhaka et viens 2 jours par semaine à Khulna. Venez me rendre visite lors de votre prochain passage dans la ville. » - « Merci beaucoup docteur Nazmul.»
Je suis fort touchée par la gentillesse du docteur. En sortant du cabinet, je n’ose même pas regarder les gens qui attendent. Je sais qu’ils attendront peut-être longtemps mais une chose est sure, ils devront payer leur consultation.
Hors de la clinique, notre jeune homme nous explique que beaucoup de choses peuvent être gratuites mais le « bockshish » reste toujours de vigueur. Nous lui glissons alors 200 tk dans la main qu’il s’empresse d’aller donner au secrétaire médical qui avait tout organisé pour que le médecin nous reçoive. Quand il revient, nous lui donnons un petit quelque chose également.
Un arrêt à la pharmacie s’impose avant de reprendre la route. Nous remettons notre ordonnance au pharmacien qui nous prépare le nombre exact de médicaments à prendre. Ce serait bien plus judicieux de faire de même en Europe, ça amoindrirait peut-être le trou de la sécu….. Nous prenons également une bouteille de sirop car Thierry tousse depuis plusieurs jours. Nous en avons pour 560 tk….
De retour à l’hôtel, nous faisons nos sacs, payons la note à la réception et remercions bien tout le monde de leur gentillesse et de l’aide qu’ils nous ont apporté.
Un rickshaw pour le nord de la ville et nous retrouvons le brouhaha du bus stand. Pas besoin de chercher, on nous aide à trouver notre bus et démarrons très vite.
Arrivée à l’entrée de Jessore sur le fleuve Bhairab, en fin d’après-midi, on tourne un peu en rond avec le rickshaw et trouvons enfin notre hôtel situé dans une toute petite ruelle. Il est sensé être construit depuis 3 ans, pourtant, lorsque nous sommes reçus aimablement à la réception, on a l’impression qu’il date de Mathusalem tellement rien n’est entretenu. Sur le bureau, une publicité.
-« Tiens, vous annoncez une piscine dans votre prospectus. Y a t-il moyen d’y aller maintenant ? -« Hélas, non, elle n’est pas encore construite….. » -« Ha, et c’est prévu pour quand ? » -« Bientôt…… »
Après avoir visiter 2 chambres, nous choisissons celle au 3ème étage au fond du couloir. Je descend chercher des essuies à la réception, prend une douche, me met au lit sans dîner et m’endors devant la télé………Depuis ma jolie dysenterie et ma déshydratation, c’est le premier jour que je bouge à nouveau et je suis liquidée. Vers 21h, je suis réveillé en sursaut par un bruit de métal du tonnerre et Thierry va voir ce qu’il se passe. A côté de la chambre, il y a un escalier en colimaçon qui descend tout droit sur la pièce oú une dizaine de femmes font la vaisselle. Là, elles sont en train de récurer les immenses casseroles qui ont servi à cuire le riz. Le chef cuistot, les yeux écarquillés, se confond en excuses et promet que le bruit cessera vers 22h.
Docteur Nazmul Ahasan Popular consultant Centre Ltd House 13 Road 2 Dhanmondi, Dhaka Tel. 966.94.80 Reçoit à Dhaka du samedi au mercredi de 16 à 20h et à Khulna le jeudi et vendredi matin.
Western inn international 51, Khan-A-Sabur Road, Khulna-9100 Suite double air co, salle de bains, tv, mini bar et petit-déjeuner 2000 tk (20€) Consommations prises à l’hôtel : Coca 15tk Soupe à l’oignon 50 tk Chicken byriani 120 tk Vegetable byriani 60 tk Grosses crevettes sauce maison 300 tk
Rickshaw Western Inn-Bus Stand 12 tk. Rickshaw Bus stand-Hotel Hassan 15 tk
Hotel Hasan International Kashoblal Road, Mike Potti, Jessore Tel.0421.67478 Chambre 2 lits double airco, salle de bain, tv, mini-bar et petit déjeuner 1500 tk
Bus Khulna-Jessore 50 tk. /pers.
Samedi 29 décembre 2007
Descendus vers 9h30, nous sommes seuls pour prendre le petit-déjeuner de toast et de café dans la grande salle à manger. Au milieu de celle-ci, il y a plusieurs grands carrelages qui ont sautés. Quelques membres du personnel regardent les dégâts sans savoir quoi faire. C’est alors que Thierry leur explique, qu’effectivement, vu qu’ils placent les carrelages l’un contre l’autre sans espace, il risquera encore d’y avoir des accidents de ce type. Voilà qu’il leur fait un cours digne d’un carreleur et le meilleur, c’est que ça les intéresse au plus haut point. Lorsque nous quittons la salle à manger, 2 hommes reviennent avec du matériel, et, leur leçon apprise, se mettent au travail.
Nous sortons faire un tour dans la ville et nous hasardons dans les petites rues et allons vers le parc avec son palais de justice, bâtiment de style colonial hérité des britanniques. L’endroit est beau, paisible et nous nous y posons un bon moment au bord du ghat, afin d’apprécier l’endroit. Un jeune homme vient près de nous mais n’ose pas nous parler. Lorsque nous lui disons bonjour, content, il nous répond et s’en va. En sortant du parc, un rickshaw loué pour la journée sans doute, équipé d’un cornet, vante l’avant-première d’un film dont je ne sais lire le titre. Dans ce dédale de rues, nous mettons un moment pour retrouver l’hôtel et lorsque nous y sommes, montons faire nos sacs, payons la note et hélons un rickshaw qui nous mène l’arrêt des bus. Vers 15h30, nous arrivons à Kushtia mais vu le retard que nous avons pris sur notre itinéraire à cause de ma maladie, nous décidons de ne pas rester. Nous prenons le temps de nous dégourdir un peu les jambes en faisant le tour du bus stand et cherchons un autre bus pour Jessore. Ici, nous devons payer notre trajet à un petit bureau. Nous discutons avec le receveur à propos du prix du bus. Il veut 120 tk mais comme on lui dit que trouve que c’est fort cher, il finit par baisser le prix à 110 tk/pers. Nous faisons nos petites provisions de biscuits parmi les nombreux marchands et montons nous asseoir dans le bus. Nous avons les « meilleures » places….Les premières places à l’avant gauche… Nous pouvons donc à loisir observer les montées-descentes des gens , le paysage en grand écran, les klaxons du chauffeur, et l’éternel dingue tambourineur de porte qui écarte les véhicules en leur criant de dégager la route. Nous sentons que nous arrivons dans une région à majorité indoue. Il y a bien plus de vaches par ici et les fameuses galettes de bouses que l’on rencontre partout en Inde, sont remplacées par des « brochettes de bouses » A mi-chemin, à Paksey, nous devons passer de l’autre côté du Gange et d’après le LP, on doit prendre un bac. Hélas, depuis la parution du guide, un pont à été construit et c’est le temps d’un éclair que nous passons de la province de Khulna à celle de Rajshahi. Par contre, le vieux pont métallique Hardinge (du nom du dernier gouverneur du West Bengal) est toujours là et le train y circule encore. A chaque arrêt, des enfants mendiants ou vendeurs montent dans le bus et font leur petit commerce. Un gamin, mignon à croquer, nous tend son panier rempli de bonbons. Thierry en prend 2 et, en échange, pour la blague, lui donne une peluche. Le petit ne sait pas quoi dire car il s’attendait à recevoir ses 2tk…..Que Thierry lui donne immédiatement après. Son grand sourire illumine son visage et Thierry en profite pour lui demander s’il peut le prendre en photo. Le petit lui demande un instant, enlève son écharpe qu’il avait autour de la tête, se refait les cheveux et fait signe qu’il est prêt.
Arrivés à l’entrée de Rajshahi, il fait déjà noir. Un rickshaw nous dépose dans le centre ville et nous nous mettons à la recherche du Parjatan motel, faisant partie de la chaîne d’hôtels appartenant au gouvernement. Un jeune homme nous accoste en anglais, tout heureux de pratiquer la langue et de faire notre connaissance. Il nous conseille de prendre une chambre en ville car la parjatan est loin dit-il. Il nous accompagne dans un hôtel sur la rue principale mais la chambre à côté de la réception est puante, sale et il y a des trous de rats un peu partout…. Le jeune homme demande au tenancier de l’hôtel s’il ne connaît pas quelque chose de mieux, de type occidental et un peu plus propre. Le patron, pas vexé du tout, nous propose d’aller au Mukta. Malgré l’approbation du jeune homme, nous montons dans un rickshaw pour traverser la ville et aller jeter un coup d’œil au parjatan quand même. Il avait bien raison. Les chambres sont encore pires que prédit et nous revenons en ville, au Mukta oú nous prenons la suite, toute proprette. Ce soir, nous avons une faim de loup et nous décidons d’aller prendre un bon repas. Après une douche, nous sortons prendre la « température » de la ville. Il y a bien du monde en ville car c’est « day-off » et tout le monde se promène. Entre 2 magasins de téléphones mobiles, nous montons l’escalier qui annonce un restaurant sino bengali. Il y a énormément de resto chinois dans le pays et il est difficile de les éviter. Nous prenons un délicieux potage pour deux et un plat de crevettes géantes chacun mais nous ne pouvons pas terminer car, n’ayant plus rien avalé de consistants depuis 5 jours, nos estomacs ont rétrécis. Après une promenade digestive dans la ville et nous rentrons dormir. Informations pratiques Chili’s kabab food Zero point, Shaheb Bazar, Rajshahi Soupe thai 180 tk Crevettes grillées 200 tk Riz aux crevettes 140 tk Coca 15 tk Eau en bouteille litre 12 tk
Hotel Mukta International Ganakpara, Rajshahi 6100 Tel. 88-0721-771100 Suite double airco, tv, mini-bar, salle de bain 1600 tk
Bus Jessore-Kushtia 2h 140tk/pers. Bus Kushtia-Rajshahi 3h30 110 tk/pers. Dimanche 30 décembre 2007
Debout assez tôt, sac sur le dos, nous partons en balade jusqu’au bord du fleuve profiter du beau soleil. Enfin, beau soleil, entendons-nous bien. Depuis qu’on est arrivé dans le pays, on a remarqué que, vu l’humidité qui stagne toujours dans l’air, le ciel n’est jamais vraiment bleu mais plutôt blanc. Par contre, la température est tout à fait agréable à +-25°. Au détour d’une petite rue, des centaines d’hommes font la file, chacun un dossier sous le bras : il y a des places vacantes pour travailler dans la police et tout le monde veut les obtenir. Ici, impossible de passer inaperçu, tous se retournent pour regarder les deux spécimens blancs. Arrivés au bord de la Padma, qui est en fait le Gange mais qui change de nom une fois passée la frontière indienne, nous découvrons la vie du bord de l’eau. Les bateaux de pêcheur, taxis pour l’occasion, arrivent chargés de passagers qui viennent à la ville. Les écoliers sont tout mignons dans leurs uniformes pour aller à l’école. Les femmes font leur linge, les touts petits jouent. De l’autre côté du fleuve, l’Inde……….. Nous nous faisons accoster par un monsieur qui nous présente son épouse et leur fils. Ils sont originaires de Chittagong où monsieur travaille chez Klaxo Smith Kline et, comme nous, font du tourisme dans la région. Comme beaucoup de parents, ils espèrent que leur fils ira faire de hautes études en Angleterre et qu’il revienne bardés de diplôme afin d’avoir un bon poste au pays. Direction la station de bus où c’est la cacophonie. Chaque chauffeur attire ses clients à coup de klaxons. Nous ne devons pas chercher notre bus bien longtemps. Nous embarquons et sommes dirigés, comme d’habitude, vers de bonnes places à la gauche du bus, histoire de pouvoir admirer les paysages. Ils sont sensiblement partout pareil depuis notre départ mais on ne s’en lasse pas : petites parcelles de riz en escaliers couleur vert éclatant, cours d’eau par milliers, bananiers en fleurs, champs de maïs, buffles d’eau, chèvre, moutons, poules, canards et les éternelles cheminées des briqueteries. A peine 35 minutes plutard, nous sommes déjà à Puthia, petit village d’à peine 7000 habitants. Descendus du bus sur la grande route, nous hélons un rickshaw à qui nous demandons s’il a la matinée pour nous. Pas de problème, il nous embarque sur son plateau et nous nous dirigons vers le village.
A l’entrée de celui-ci, construit sur une haute terrasse par la Rani Bhuvan Mohini Devi, un temple de Shiva tout blanc de style nord indien, entouré d’une belle verdure et d’un ghat. En s’approchant, on voit qu’il n’est pas fort entretenu, les façades sont toutes pelées, les statuettes manquent dans les alcôves….
Tristement, notre rickshaw nous dit que ce sont les musulmans qui ont volé les statuettes pendant la guerre d’indépendance en 1971.
Nous remontons sur le plateau et poussons une pointe un peu plus loin. Au détour de la rue, nous découvrons un immense terre-plein avec, en toile de fond, une grande et ancienne bâtisse. Sur la pelouse, des jeunes jouent au cricket. Nous nous avançons vers le palais de style européen construit par la Rani Hemantakumari Devi en 1895 en l’honneur de sa belle-mère la Maharani Saratsundari Devi.
Affublé de colonnes corinthiennes en son centre, de deux ailes asymétriques et de décorations de fleurs en relief sur les balcons, il est dans un état plus que triste. Il à l’air complètement abandonné. Les fenêtres sont cassées, les portes forcées, les peintures pâlies. Ca et là, restent encore quelques moulures sur la façade.
Un monsieur d’un certain âge vient à nous et se présente, comme étant guide musulman, en nous montrant sa carte de fonctionnaire du ministère de la culture du Bangladesh. Il nous explique que malheureusement, on ne peut plus visiter le palais, utilisé par le collège Lashkarpur mais propose de nous faire découvrir un petit bijou bien conservé. Deux petits gamins qui nous suivaient depuis un petit moment nous accompagnent.
Un tour de clé dans une grande porte cochère et nous voici dans une cour dans l’enceinte du palais. Il règne ici une ambiance paisible et reposante. La chaude lumière du soleil augmente encore au charme de l’endroit et, nous retournant, nous découvrons avec enchantement le Pancharatna Govinda temple (Le dieu Govinda étant le protecteur de la Terre et des vaches sacrées) dont la couleur rouge orangé nous sublime !!
C’est un temple indou typiquement d’architecture bengali construit en 1823. On en trouve encore de nombreux dans l’état du West Bengale en Inde. Chaque façade du temple est en brique couverte de plaques de terra cota délicatement sculpté de figurines et de scènes de vie de Krishna, le tout entre 5 et 10 cm de hauteur maximum. C’est magnifique !!
De retour devant le palais, nous admirons le Dol mancha (1895), bâtiment blanc pyramidal qui servait à déposer les statuettes des idoles lors des festivals religieux. Aujourd’hui, c’est un marché couvert.
Nous suivons notre guide vers l’arrière du palais oú se trouve la « piscine » de la maharani, devenu lavoir.
Vient à notre rencontre le collègue de notre guide, de religion indoue qui nous salue d’un délicat « nomoskar ».
Tout deux nous emmènent dans la végétation abondante des anciens jardins du palais. Des familles y ont élu domicile et sont les gardiens du petit Anhik temple, de forme carré, élégamment orné de terra cota.
Tout en nous baladant, nous partons de l’autre côté du palais et contournons le grand étang.
Entouré d’un petit jardin très bien entretenu, nous entrons dans l’enceinte du Jagaddhatri temple (temple du dieu Durga) construit au 16ème siècle. C’est une construction carrée en forme de huttes décorées de terra cota comme tout les temples du village.
La visite se termine. Nos guides sont peinés de nous voir partir. « Il y a si peu souvent du monde qui vient nous voir… »
Nos deux guides tiennent à nous raccompagner. Nous montons donc à quatre sur le plateau du rickshaw et rejoignons la grand’ route oú nous devons prendre le bus. Nous négocions un régime de bananes et une bouteille d’eau.
On ne peut s’empêcher de donner un pour boire (ou pour manger…) de 100tk à chacun de ces messieurs qui nous ont si gentiment accompagnés partout.
Lorsque le bus arrive, nous nous quittons comme de vieux amis, tristes de nous séparer. Nous montons dans le bus mais nous n’allons pas plus loin que la dernière marche. Le bus est déjà complet.
Jusqu’à présent, nous prenions les bus dans une station de départ et allions jusqu’au terminus mais ici, nous sommes sur la ligne qui fait Rajshahi-Bogra et nous sommes serrés comme des saucissons.
Je suis dos à la route, coincée entre un sac de riz, un bébé dans les bras de sa maman, mon sac que je ne tiens plus qu’avec le petit doigt, ma tong est quelque part sous un pied et la chaleur du moteur contre mon genou gauche..…..
Heureusement, cela ne dure pas longtemps.
Comme vous avez pu le constater déjà, les bangladais sont très gentils, toujours attentionnés et aux petits soins avec leurs hôtes.
Bien qu’il soit maintenant difficile de se mouvoir dans le bus, un monsieur se lève et me donne sa place sur le protège moteur recouvert de tapis, juste à côté du chauffeur. Je ne peux évidemment pas refuser cette proposition.
C’est génial !! Ma tong récupérée, toujours dos à la route, je suis maintenant avec une demi fesse sur le moteur brûlant, l’autre dans le vide et mon genou gauche reçoit un coup à chaque changement de vitesse du chauffeur. Au moindre freinage, je dois me concentrer pour ne pas valser, au choix, sur les genoux du chauffeur ou sur ceux de la dame avec son bébé assise face à moi, à côté de 2 messieurs qui se sont reculés pour lui faire une petite place.
A l’arrêt suivant, montent encore plusieurs personnes et on se pousse encore un petit peu. Une dame voilée, avec des yeux verts étincelants, me voit et du coup, arrache la partie avant de son voile et commence à me parler. Dans mon bengali le mieux appris, je lui dis ma désolation de ne pouvoir communiquer avec elle. Sa gamine me fixe. Je lui fais des sourires qui la décrispe et lui fait encore une toute toute petite place pour s’asseoir près de moi. Je pense qu’on a battu tous les records : nous sommes 9 sur le moteur… En tout cas, je m’amuse comme une folle et je suis excitée comme une petite fille qui vit une expérience unique.
Heureusement, cela ne dure qu’une bonne demi-heure car nous arrivons à Natore.
A nouveau déposés sur la route, nous prenons un rickshaw pour rejoindre l’autre côté du village.
Nous confions nos sacs au rickshaw et baladons vers le palais. Sur la gauche en entrant sur la propriété, un temple indou où des prêtres font leurs prières. Y sont représenté toutes sortes de dieux. Plus loin, construit au 18ème siècle par le Nawab Murshid Quli Khan, le palais est de couleur blanc crème. Plusieurs autres bâtiments attestent de la grandeur du pouvoir de l’époque mais sont déjà dans un état de délabrement fort avancé. Quelques familles y ont élu domicile. Dans l’un d’eux, il y a même un petit temple indou improvisé oú une jeune fille fait ses prières. Sur l’esplanade devant le palais, des jeunes gens jouent au badminton, des filets de pêche sèchent. Nous faisons le tour du propriétaire et un jeune homme accompagné d’un petit garçon viennent nous faire signe de les suivre. Ils nous ouvrent la porte centrale du palais et nous entrons dans la pénombre. Rien de bien transcendant à admirer sinon la salle de bal où il reste encore de belles fresques sur les murs et le plafond. Pour le reste, les rats et les chauves-souris ont élu domicile dans ce lieu tranquille et oublié de tous. Le petit garçon, qui nous a accompagné toute notre balade, nous demande pour récupérer la bouteille d’eau vide que nous traînons depuis longtemps. Nous lui donnons ainsi qu’une peluche avant de remonter dans le rickshaw. Retour sur la grand ‘route et nous embarquons dans un bus. Il y a moins de monde cette fois-ci et nous pouvons même avoir un siège pour nous deux. Il fait déjà bien sombre lorsque nous arrivons dans la banlieue de Bogra. Nous prenons l’inévitable rickshaw qui nous mène en ville mais ne trouvons pas notre hôtel. Après renseignement, nous reprenons un autre rickshaw et repartons sur la route de Rajshahi où se trouve l’immense Resort que nous avions zappé tout à l’heure en arrivant avec le bus. A l’entrée du site, le garde nous fait signer de continuer. Nous débarquons dans ce truc hyper chic avec notre rickshaw, intimidé de rentrer dans cette propriété et de pédaler jusqu’à la gigantesque entrée digne d’un palais de Maharaja toute illuminée par des milliers d’ampoules. Les prix n’étant pas plus élevé qu’ailleurs, nous prenons une chambre au premier étage donnant sur l’arrière. Mais une fois installés, nous changeons de chambre car nous sommes à nouveau juste au-dessus des cuisines et les 6 hottes font vachement du bruit. Nous allons nous promener tout autour de la propriété et allons nous restaurer sur la terrasse du snack au bord du lac où les familles font du pédalo. Chez nous, les pédalos sont devenus des objets opsolet mais ici, ça fait fureur, il y en a sur tous les plans d’eau. L’air de rien, plusieurs jeunes filles feignent de se photographier mais c’est bien à nous qu’elles s’intéressent. Je fini par prendre la pose et les sourires complices s’installent. Avant de monter dormir, nous faisons un tour par internet mis à la disposition des clients
Informations pratiques Bus Rajshahi-Puthia 35 min. 30 tk/pers. Rickshaw plateau pour la matinée à Puthia 70 tk Les visites de Puthia sont gratuites. 2 guides : 1 indou et 1 musulman donné 100tk/pers. Bananes. 1tk Bouteille d’eau de 1L 10 tk. Bus de Puthia à Natore 45 min. 35 tk/pers. Les visites de Natore sont gratuites. Bus de Natore à Bogra 60 tk
Naz Garden Resort Silimpur, Bogra-5800 Site : http://www.hotelnazgarden.com/home.php Chambre n°322, double lit, tv, airco, salle de bain + petit-déjeuner 1950 tk Internet 100 tk/1h Club sandwich 2 pcs. 100 tk Chicken wings 12 pcs. 60 tk Café 20 tk Lundi 31 décembre 2007Après avoir pris le petit déjeuner dans une immense salle à manger vide, on va à la piscine en plein air de l’hôtel. Quoique assez claire, l’aspect de l’eau m’a l’air douteux. Le responsable nous accueille avec moult salamalecs, heureux d’avoir des « bideshi » (étrangers) autour de sa piscine. Après réflexion, je me contente de m’étendre sur une chaise longue pour avancer dans mon carnet de voyage. Thierry plonge et fait une longueur, puis revient. Heureusement qu’il a mis ses lunettes de natation car il ressort tout gluant d’algues minuscules qui flottaient sur l’eau. Comme il en fait gentiment la remarque au surveillant, celui-ci s’en va chercher un collègue et ils décident de nettoyer la piscine…. A l’aide d’un bois de bambou flottant sur l’eau, ils « tirent » les particules d’algues vers les bords de la piscine et les jettent sur les plantes qui garnissent les abords.
Nous apprécions la bonne chaleur du soleil et traînaillons jusqu’à 11h30. Nous signons le livre d’or si gentiment présenté et constatons à haute voix qu’il y a quand même une personne dont le nom à consonance anglo-saxonne est passé par ici quelques semaines plutôt. - « Il habite à Bogra…. » nous dit le gardien. Après être remontés dans la chambre prendre une bonne douche et fait le check out, nous partons vers l’entrée de la ville. Aujourd’hui, le voyage sera court car nous devons juste aller jusqu’au fleuve, passer de l’autre côté et attraper un bus à Jamalpur pour Mymensingh. Un jeu d’enfant.
Nous montons d’abord dans un bus en direction du village de Siriakandi oú nous demandons la direction du fleuve. C’est un rickshaw qui nous mène au bord de la Jamuna, fleuve emblématique qui descend tout droit de l’himalaya.
Sur la plage de sable le long de la rive, des palmiers, des petites gargottes, une dizaine de bateaux de pêcheurs et une foule entourant un homme….un montreur de singes.
Nous nous dirigons vers une petite cahute en bois et un jeune homme vient à notre rencontre : -« Salam walekum » -« Alekum salam. C’est possible de passer de l’autre côté du fleuve ? Nous voulons aller à Jamalpur puis Mymensingh.» -« oui, bien sur. » Il appelle un pêcheur. -« Je peux vous faire passer pour 600 tk seulement. Un bateau rien que pour vous ! » -« 600 takas !! C’est bien trop cher, et nous n’avons pas besoin d’un bateau privé. Nous voulons voyager comme tout le monde. A quelle heure part le bateau ? Et combien ça coûte ?» -« A 15h30, il y a un bateau qui traverse. Ca coûte 200 tk. » -« C’est encore fort cher. Dans mon livre, je lis qu’on peut prendre un bateau pour 40 tk. » -« Ok. Pour 40 tk, vous passerez de l’autre côté. Venez vous installer en attendant » Thierry n’a rien lu de tel dans le LP mis à part qu’on peut faire un tour de bateau sur le fleuve pour ce même prix. Faut croire que 40 tk ce n’est pas encore trop bon marché. D’autant plus que l’on voit l’autre rive d’ici. Reste plus qu’à attendre une heure ici. On apporte une chaise en plastique à Thierry et je m’installe sur un petit banc en bois. Lorsque le montreur de singes s’en repart sur la route, très rapidement, nous sommes la curiosité de tous. Ca ne doit pas être habituel de voir un blanc et une blonde dans le coin. Maintenant, il doit bien y avoir une cinquantaine de personnes autour de nous. Quelqu’un sort du lot, un personnage que nous n’oublierons pas de sitôt. C’est Razak, pêcheur, et porteur à l’occasion, qui nous demande ce que nous faisons là, d’où nous venons et où nous comptons aller. Thierry énumère les citées par lesquelles nous sommes déjà passées ainsi que celles prévues. Notre cher Razak corrige la prononciation des mots prononcés en bengali. Il s’amuse à répéter tout ce que Thierry dit en anglais et en français, et fait sa petite remarque à chaque fois. C’est l’hilarité totale !! Pour ma part, je voudrais faire des portraits mais c’est impossible, tout le monde veut être en même temps sur la photo. Notre espace est de plus en plus restreint, ce qui oblige Thierry à monter sur sa chaise et à gesticuler pour faire comprendre qu’on a besoin d’un peu d’air. Il en profite pour faire 2-3 photos et j’essaie de faire une petite vidéo. Le temps file à une allure folle et l’on vient déjà nous chercher. Nous sommes escorté par la foule jusqu’à notre embarcation en bois où l’on nous propose de nous installer à l’arrière sur la plate-forme près du moteur. Razak et ses amis nous font de grands adieux avant de retourner à leurs occupations. Tout le monde embarque à notre suite, chargé de provisions, et s’assoie sur les bords du bateau. Les derniers s’accroupissent tant bien que mal par terre, face à nous, au milieu du fatras et de l’eau stagnante au fond du bateau. Chacun s’organise comme il peut pour s’installer pour la durée de la traversée. Nous sommes très nombreux et il ne reste plus de place lorsque nous nous mettons en route. A peine sommes nous au milieu du fleuve, que nous entrevoyons un dauphin sortant de l’eau. Nous scrutons l’horizon mais plus rien ne refait surface. La nature est magnifique de beauté quoique fort désertique. Au bout du bateau, plusieurs membres d’une famille se partage des restes de cannes à sucre. A ma gauche, un papa et sa petite fille avec qui je lie connaissance à coup de sourire et petits mots. Je crois qu’elle a des poux car c’est dingue comme elle se gratte. Face à moi, une maman accroupie caressant les cheveux de sa fille adulte handicapée mentale au regard vide et dure. Un gars traverse le bateau avec prudence pour venir à côté de Thierry et lui poser les rituelles questions pour lier connaissance. Parfois, l’homme qui est à la barre crie à l’un ou l’autre des passagers de se déplacer vers la droite ou la gauche pour rééquilibrer le bateau. La Jamuna est de plus en plus large. Nous nous imaginions simplement traverser mais à voir les gens si bien installés, j’ai l’impression que ça va durer un peu. Effectivement, le temps passe et nous continuons toujours à remonter le fleuve, passer de l’autre côté de plusieurs îles et contourner des bancs de sables. Bien évidemment, personne n’a l’air étonné. Comme nous avions bien spécifié le nom de Jamalpur comme ville de destination, nous présumons que nous sommes dans la bonne direction. Ce n’est que 1h30 plutard que le bateau commence à ralentir le long du fleuve dont la rive est en pente raide. Il n’y a rien ici et nous pensons tout d’abord que c’est un arrêt intermédiaire pour quelques uns mais non, c’est bien la fin du voyage…. Rien. Quand je vous rien, vous pouvez me croire, il n’y a rien !! Enfin, si. Je mens un peu. Il y a quand même plus de 50 personnes qui descendent du bateau et qui se retrouvent au bord d’un fleuve où il n’y a ni gargotte, ni arbres, ni route, rien sinon en haut de la butte……5 hommes qui attendent le client. Pour tout véhicule, ils ont chacun un plateau fait de léger bambou sur 2 roues de voiture tirées par un cheval miniature. Evidemment, il n’y a pas de place pour tous sur les charrettes, nous sommes trop nombreux et puis, cela se paie et tout le monde n’a pas les moyens. Apparemment ce n’est pas un problème, les autres marcheront. La maman et sa jeune femme handicapée nous regardent avec insistante curiosité. Comme elles se mettent en route à pied, nous leur courons après. Je leur donne un sac avec un salwar kameez, un grand foulard, deux pantalons punjabi et une paire de tongs. Thierry leur offre également un autre sac avec des petits savons et du shampooing chipé dans les hôtels. Elles ont les larmes aux yeux, le visage de la jeune handicapée s’ouvre, elle me fait le plus grand sourire comme je n’ai jamais vu sur cette terre. Un jeune homme, Fuel, que j’avais vu sur le bateau, prend d’autorité nos sacs à dos et les attache fermement à l’aide de cordes sur la charrette. Nous sommes invités à nous installer sur une grosse couverture bien moelleuse. Nous sommes 7 sur notre chariot : un papa et sa fille qui rentrent à la maison, Fuel habitant Bogra rend visite à la famille avec ses 2 frères, Thierry et moi. Comme Fuel parle un petit peu anglais, nous en profitons pour lui poser la question. -« Dis Fuel, il viennent souvent chercher des passagers au bord de la Jamuna ? » -« Non, ils viennent du village une fois par jour. » -« C’est loin le village ? » -« Non, pas du tout » -« Ca veut dire quoi ? Quelques kilomètres, 1 heure ? » Fuel s’adresse au gars qui court à côté du cheval, puis nous répond : -« Il pense qu’on en a pour 15 Km, je ne suis pas très sure » -« Heu, tu rigoles hein ? » -« Non. Là, on va rouler dans le lit asséché du fleuve Jamuna. » -« C’est fou ça ! » -« Ben, c’est la saison sèche et la mousson n’a pas été terrible cette année. D’une année à l’autre, c’est différent, la route est donc plus ou moins longue. » -« ….. » Qu’est-ce que vous voulez répondre à ça…. ? On est parti vers midi de Bogra pour faire à peine 100 Km et on pensait simplement traverser le fleuve, attraper un bus pour Jamalpur et arriver à Mymensingh en fin d’après-midi. Il est presque 17h, et voilà que nous nous retrouvons en plein milieu d’un désert de sable gris avec le soleil couchant pour tout horizon. C’est magique !! Il y a 140 millions d’habitants au Bangladesh et nous avons dégotté le seul endroit du pays où il n’y a pas un chat…. Notre étonnement passé, nous profitons du calme absolu qui règne ici. N’ayant pas prévu cette petite aventure et, n’ayant rien mangé depuis ce midi, et nos estomacs gargouillent. Heureusement, le grand frère de Fuel nous offre des délicieux biscuits salés mais nous refusons poliment la boisson proposée. Je comprends à l’intonation des paroles du jeune frère de Fuel qu’il se moque ouvertement de nous. On ne comprend pas ce qu’il a dit mais on ne l’entendra plus jusqu’à notre arrivée car Fuel lui rabat fermement le caquet en s’excusant auprès de nous. Au bout d’une bonne heure, nous arrivons face à une grande rivière. Je me dis qu’on va devoir descendre, prendre un petit bateau pour traverser. Mais après ? Et bien, rien de plus facile. Fuel nous dit de croiser nos jambes sur le chariot et, doucement, le conducteur du cheval le fait traverser l’eau. Il a du bien calculer son coup ou avoir l’habitude du moins, car l’eau monte jusqu’au bord du plateau. C‘est ici enfin que nous voyons enfin notre premier hameau : 3 petites maisons en torchis avec sa cour au milieu peuplée de chiens, canards, poules, buffles d’eau, chèvres et vaches. Autour, bananiers et buissons de toutes sortes. Un peu plus loin, les premiers champs de céréales. A notre arrivée, les habitants accourent pour regarder la petite caravane passer. Nous leur faisons des grands signes et crions des « hello » auxquels ils répondent vivement. Je les imagine bien, attendre chaque jour la caravane de charrettes qui passe et repasse, histoire d’avoir quelque chose à raconter le soir autour du feu…. A partir de là, les 5 chariots se séparent. Nous ne sommes plus que 2, les trois autres partent vers le sud le long du cours d’eau. Le chemin qui, avant la rivière, était plutôt plat, deviens de plus en plus chaotique et sablonneux. Régulièrement, nous devons passer dans des alluvions du fleuve asséché. Nous descendons les pentes raides, le cheval peine. Pour remonter, Thierry descend de la charrette et pousse. Il commence à faire franchement noir et je vois que Fuel chipote avec son téléphone portable. Il nous propose d’écouter un peu de musique indienne….. Nous voilà dans la nuit du réveillon de l’an 2008, traversant ce magnifique paysage en écoutant de la « Bollywood music » à plein tube !! Petite à petit, nous croisons des piétons qui viennent sans doute du village où nous allons et nous sommes heureuse de voir que nous approchons : -« Thierry, tu vois quelque chose toi ? Je cherche une lumière, des voitures, quelque chose qui me dit qu’on va bientôt arriver » -« Non, je n’y vois presque plus rien d’ailleurs. -« De mon côté, je vois quand même la lumière rouge d’une antenne de téléphonie mobile » Ce que me confirme Fuel : -« C’est une antenne de la Grameen Phone, la société qui donne accès au téléphone bon marché pour tout les bangladais. Mais bientôt, on ne la voit plus car nous partons dans le sens opposé. -« Dis, Fuel, tu peux nous dire où se trouve le village ? Ou la route ? On arrive bientôt tu crois ? » -« Ha ha !! Il n’y a pas de route ici. Nous allons bientôt arriver, ne vous inquiétez pas. De toute façon, vous allez rester dormir chez moi car c’est trop dangereux d’aller jusqu’à Mymensingh ce soir. Les routes ne sont pas bonnes et la nuit, le danger est partout» -« C’est très aimable à toi Fuel, merci. » Maintenant, c’est effectivement la nuit complète. Thierry et moi, sortons nos lampes de poche pour éclairer le chemin qui serpente entre des champs de blé, de maïs et quelques rizières puis, le chariot se fraie un chemin entre des plantations de bananiers. mais nous ne voyons toujours aucune lumière à l’horizon, sinon les quelques feux allumé par les habitants des petits hameaux que nous traversons. Et puis, tout d’un coup, au bout de quelques centaines de mètres, on débouche dans un village !! C’est dingue !! D’être depuis 2h30 sur une « autre planète » d’oú j’avais l’impression que je n’allais plus sortir, et oú j’avais trouvé une certaine sérénité, voilà que je débarque dans le réel !! Je suis à nouveau dans le monde moderne !! Bon, le monde moderne, il faut le dire vite. Après être péniblement descendue du chariot (c’est que mon popotin en a pris un fameux coup….) je regarde partout et j’ai l’impression de voir des spectres partout…..Pas d’électricité ici, les seules lumières du village sont les lanternes à huile qui pendent aux vélo-rickshaw et ça donne une drôle d’expression sur les visages. Il me faut un sacré temps pour m’habituer à « voir » dans la nuit. D’un regard, Thierry et moi, convenons que nous ne resterons pas ici. La première chose qui me vient à l’esprit, c’est d’aller vers notre cheval miniature qui nous a amené jusqu’ici. Je l’étreint de toutes mes forces et embrasse son encolure trempée par les souffrances endurées sur la route, ce qui fait bien rire tout le monde. Je suis tellement heureuse d’être arrivée quelque part, que je donne 100 tk au conducteur en lui disant de bien gâter sa famille et son cheval. -« Fuel, tu nous es très sympathique. Peux-tu nous dire oú nous sommes ? -« Nous sommes à Madarganj. » -« Je pense qu’on va prendre un bus pour Mymensingh et nous trouver une chambre d’hôtel ou nous pourrons nous reposer. -« C’est comme vous voulez, je vous amène au bus. -« Merci de nous aider Fuel. » -« Y’a pas de quoi, vous êtes mes amis. » Nous montons à trois dans un rickshaw, ce qui n’est pas des plus facile avec les sacs. Il y a bien 2 bus à la sortie du village mais les chauffeurs sont rentrés chez eux, ils ne rouleront plus aujourd’hui, il fait trop noir…. -« Ne vous inquiétez pas, je vais trouver une solution. » J’attends dans le rickshaw avec les sacs pendant que Thierry part avec Fuel. Un quart d’heure plutard, ils sont déjà de retour. -« Fuel nous as dégoté un gars qui à un véhicule. Il veut bien nous amener à Jamalpur, pas plus loin. -« C’est déjà mieux que rien. C’est loin encore ? » -« Il dit que c’est encore une heure de route, de mauvaise route… » -« Ok, de toute façon, on a pas d’autres alternatives, je présume. » Le rickshaw nous amène devant un commerce. On ouvre les volets et un superbe van en est sorti. -« Voilà mes « bondhu » amis, ce monsieur va vous amener en toute sécurité à la ville. » -« Merci Fuel, on ne t’oubliera jamais. » -« Que Allah soit avec vous. » Le papa et sa petite fille tout en pleurs, à qui nous avions fait nos adieux, nous interceptent et nous demandent pour monter dans la voiture car ils habitent à l’extérieur du village. On ne peut pas refuser de les aider, il est déjà si tard et la petite est épuisée. Quelques kilomètres plus loin, nous les déposons et entamons la longue route, garnie de nid de poules pour arriver une heure plutard à Jamalpur. Après avoir tourner un peu en ville, le chauffeur nous confirme, comme nous le craignions, qu’il n’y a pas d’hôtel à Jamalpur mais nous propose d’aller voir l’imam qui a souvent une chambre pour ses visiteurs. Hélas, il ne sait pas nous loger car il a justement des amis à la maison. Qu’à cela ne tienne, l’imam prend son portable et cherche un logement. -« Vous êtes Mariés ? -« Oui, on est marié. » -« Vous êtes de religion musulmane ? » -« Non, on est pas musulmans » Encore quelques coups de téléphone et il s’adresse à notre chauffeur puis à nous : -« Vous allez être entre de bonnes mains. Je vous envoie à la Circuit House. C’est la maison d’hôtes de la caserne militaire. Désolé mais il n’y a pas de restaurant là-bas et il n’y a pas de piscine non plus…. » Est-ce qu’on a vraiment une tête à vouloir une piscine à 9h du soir alors qu’on aspire qu’à une seule chose : un lit et une douche !! Quelques minutes plutard, nous y sommes déjà. Après règlement de la voiture et remerciement du service rendu, on nous introduit dans un bâtiment au bout d’un grand jardin. A peine le temps de patienter un quart d’heure dans une salle de prière, un gamin nous accompagne à notre chambre au 1er étage. Nous recevons tout le nécessaire de toilette et pouvons prendre une douche avant de nous endormir comme des bébés. S’eut été bien triste que la journée se soit passée différemment, voilà un réveillon de nouvel an que nous ne sommes pas prêt d’oublier !!
Informations pratiques Rickshaw Naz Garden-bus stand 10 tk Bus Bogra-Shariakandi 50 tk Rickshaw Shariakandi-Bord de la Jamuna 10tk Bateau 1h30 de navigation 40tk/pers. Charrette Bord de la Jamuna jusqu’à Madarganj 100tk (2h30) Voiture Madarganj-Jamalpur 1h 1200 tk 45 min.
Circuit House chambre double salle de bain tv 400 tk Mardi 1er janvier 2008
Bonne année 2008 !!
Quelle bonne nuit nous avons passé !! Le soleil brille sur le splendide jardin de la circuit house. Pour sur qu’il peut briller, on a dormi jusqu’à 10h30 !! Fin prêt au départ, nous circulons dans la maison à la recherche de quelqu’un afin de remercier du bon accueil d’hier soir mais il n’y a personne. C’est au moment de sortir du bâtiment que nous sommes rattrapé par un gamin qui vient nous serrer la main et nous souhaiter bonne route.
Nous quittons ce havre de paix et demandons à un rickshaw de nous emmener au bus stand. M’est avis qu’il ne connaît pas trop ou qu’il ne nous a pas compris car nous tournons un peu en rond. Grâce à cela, nous avons le plaisir de voir la petite ville.
On finit par trouver le bureau des tickets de bus qui se trouve sur la rue qui longe la « Old Brahmaputra river». Pas besoin d’aller plus loin, le bus viendra nous chercher ici nous dit-on. Une fois dans le bus qui part dans la direction de Tangail, j’explique qu’on veut descendre dans le village qui borde la forêt de Madhupur, au sein d’une réserve naturelle. Elle est, hélas fortement grignotée par les cultures à cause de la pauvreté des habitants, +-50000 chrétiens de la tribu garo. Le receveur nous dit ok mais j’ai bien l’impression qu’il ne m’a pas comprise car il empoche les 100 tk que je lui ai donné alors que je suis sure qu’avec 50 on avait assez. Je m’énerve un peu car je me dis qu’il est possible que, pour la première fois depuis le début de notre voyage, quelqu’un tente de se faire un petit plus sur notre dos et je ne voudrais pas que cela crée un précédent. J’insiste pour récupérer ma monnaie mais rien n’y fait. Le type finit d’ailleurs par me regarder de travers. Bizarrement, alors qu’il y a toujours quelqu’un pour nous aider, là, personne ne vient à notre secours. Et voilà qu’à mi-chemin, nous traversons cette fameuse forêt qui fait à peine quelques kilomètres. Comme le receveur ne m’a rendu aucun argent, nous décidons de continuer. C’est vrai qu’on est parti ce matin sans nous renseigner du tout, nous n’avons pas de guide papier pour nous aider et personne qui parle assez l’anglais pour nous donner un coup de main. Figurez-vous qu’on arrive quand même dans le village de Madhupur et le receveur nous fait signe que c’est ici qu’on doit descendre. Je ne peux pas lui dire combien je suis désolée de m’être emportée pour rien, alors, je le regarde le plus gentiment de monde afin de me faire pardonner. Par contre, à son regard, j’ai vite compris que je dois déguerpir… Au bus stop, les vendeurs nous assaillent rapidement. Nous achetons des mandarines, des biscuits, des bananes et de l’eau car nous n’avons pas encore mangé depuis hier soir. Cette fois-ci, nous demandons à aller au village de Dhanbari car je sais, pour avoir trouvé ça par hasard sur internet, qu’il y a là l’ancien palais du Nawab Bahadur Syed Nawab Ali Choudhury converti en hôtel de luxe. L’idée alors, est d’y loger et de là, partir en excursion dans la forêt de Madhupur. Renseignements pris, nous devons reprendre le bus vers Jamalpur et l’on nous indiquera quand descendre. Arrivé à Dhanbari après 15 bonnes minutes, nous prenons un rickshaw pour traverser le village, passons un grand portique et arrivons devant une espèce d’immense vieux bâtiment complètement délabré. Nous sommes certain que le rickshaw se trompe mais non, c’est bien ici le fameux palais des mille et une nuits… Allez voir sur le site, c’est magnifique !! http://www.lighthousebd.com/resort/ Mais sur place, je peux vous confirmer que c’est très vilain, peint de toutes les couleurs et très défraîchi. La pelouse est dégueulasse, pleine de détritus et l’accueil est inexistant. Je suis tellement abasourdie que je ne pense même pas à faire des photos. Quelqu’un daigne quand même nous recevoir dans un espèce de cagibis puant où nous demandons les prix des chambres : 60 dollars !! Si l’extérieur laisse déjà à désirer, on imagine les logements… Nous laissons pourtant entendre que ça nous intéresse car la deuxième chose qu’on veut savoir, c’est le prix d’un véhicule avec chauffeur pour aller s’enfoncer dans la forêt : 60 dollars itou !!! Et pas de possibilité de faire ça en une demi-journée. Nous trouvons que ça ne vaut vraiment pas le coup de donner 120 dollars pour une chambre peut-être pourrie et une balade dans une forêt qui n’en n’est plus vraiment une. C’est définitivement trop cher pour nous et nous sentons bien que nous ne sommes pas les bienvenus ici, tout y est fait pour ne pas qu’on reste. Evidemment, il n’y a pas d’autres hôtels dans la ville et c’est avec déception que nous repartons pendre le bus vers Madhupur puis un autre pour Mymensingh, notre destination pour aujourd’hui. Avec tout ça, nous avons été ballotté pratiquement toute la journée en bus et en rickshaw et ce n’est que vers 16h30 que nous arrivons à Mymensingh, ex-ville natale de Talisma Nasreen. Petite parenthèse pour vous dire que lorsque j’ai le projet de visiter un pays, je cherche toujours de la lecture pour essayer d’imaginer ce que je pourrais trouver sur place. Cela va du livre d’architecture au roman en passant par l’histoire et les contacts établis via internet. Pour le Bangladesh, j’ai pas mal ramé dans mes recherches et je me suis donc rabattue sur ce que je trouvais. Ce ne sont donc pas vraiment les livres de Nasreen qui m’ont donné envie d’aller voir son pays car, ayant pas mal souffert là-bas, je peux tout à fait comprendre l’aversion qu’elle a eue pour une certaine partie de la population bengali musulmane. Notre chambre donne juste au-dessus d’un marché aux milles couleurs. Le vert des échalotes rivalise avec l’orange des mandarines, le rouge des pommes, le blanc des choux-fleurs et le jaune soleil des bananes.
Après nous être installés et douchés, nous partons nous balader dans la ville. Comme toujours, nous sommes les curiosités du jour mais cela ne nous lasse pas tellement les gens sont gentils et curieux. De plus, c’est le jour de l’an et tout le monde nous serre la main en nous souhaitant une joyeuse année 2008. On avait repéré un espèce de fast food situé au 1er étage d’un commerce oú nous avions vu beaucoup de monde s’engouffrer. Effectivement, nous y retrouvons la jeunesse dorée de Mymensingh. Des tas de jeunes gens aisés des 2 sexes sont attablés ensemble et discutent. Les jeunes filles rivalisent de beauté et les garçons sont endimanchés. Nous prenons au hasard des sortes de hamburgers qui somme toute seront tellement délicieux que l’on repasse une deuxième commande. La boutique doit avoir beaucoup de succès car cela défile pas mal. Rassasiés, nous rentrons à l’hôtel et croisons un groupe de sud-coréens. Le réceptionniste nous explique qu’ils travaillent pour une ong dans la région proche et logent à l’hôtel pour 1 mois.
Informations pratiques Rickshaw : circuit house-bus stand 10tk Bus Jamalpur-Modhupur-Dhanbari 65 tk/pers. Palais du Maharaja http://www.lighthousebd.com/resort/ Bus Dhanbari-Modhupur-Mymensingh 100tk Hotel Amir International Palika Shopping Center46 Station road, Mymensingh Email : haiamir@bttb.net.bd ou heroamir@bttb.net.bd Suite deluxe n° 510 double lit airco salle de bain + petit-déjeuner 1200 tk Byte fast food Rambabu Road Mymensingh Hamburger crevettes 30 tk Espèce de Hot dog au poulet 25 tk Café 15 tk Cola 25 tk Mandarine 4tk. /pc Biscuits salés 12 tk. Mercredi 2 janvier 2008
On a très mal dormi car le marché est resté sous nos fenêtres toute la nuit et cela a fait un boucan du tonnerre. Il n’y a pas de restaurant dans cet hôtel mise à part une grande salle de conférence oú l’on nous propose de prendre le petit-déjeuner mais c’est tellement lugubre que l’on préfère s’installer dans la grande salle centrale et lumineuse près de la réception. Nous y retrouvons d’ailleurs les sud-coréens. Après avoir réglé la note, nous partons nous balader dans la ville avant de monter dans un bus.
Initialement, nous devions aller jusqu’à Chittagong et Cox’s Bazar mais c’est loin au sud du pays et comme il ne nous reste que 4 jours, nous optons pour la « montagne » Nous montons dans un bus de la BRTC, direction Srimangal. Nous serons près de 6h dans ce bus mais nous n’avons pas vu le temps passé tellement il y avait à voir : magnifiques plantations de riz, de jute, les animaux, les vendeurs de toutes sortes à chaque arrêt, les odeurs de cuisine qui nous « appelaient », les beaux sourires, les « hello, how are you ? », etc.…. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||